11.07.2011
Monsieur Madone - Maïté Bernard
149 pages. 149 pages qui se lisent très vite, mais qu'il faut déguster lentement, ou en tous cas doucement, le temps de ressentir, de sourire, d'être troublé ou touché ou ému ou.. ou pas mal de choses encore, tant ce petit roman se lit avec plaisir. Une histoire toute simple pourtant, qui pourrait faire sourire tant l'intrigue repose sur un petit bout de papier : Clémentine, reporter photographe, retourne cinq ans après le suicide de Hugo, son amant, dans leur ancien appartement. Elle qui a fui pendant cinq ans, ignorant son deuil pour mieux ne pas souffrir, elle qui a enfoui la douleur sous des couches épaisses de déni et de fuites, retrouve la famille de Hugo, cette ancienne famille qu'elle aimait tant, qui l'aimait tant. Clémentine passe quelques heures avec Nicolas, le frère d'Hugo. Ils vont enfin parler, enfin dire, enfin se confier, pour mieux, enfin, apaiser leurs peines, ou en tous cas apprendre à vivre avec.
Voilà, c'est tout simple, c'est un roman d'après midi, un roman qui pourrait se lire dans le parc de Versailles (où l'action se déroule), et on le lirait assis prés de L'orangeraie sans orangers, on chercherait des yeux Clémentine, Nicolas et le chien Chocolat, on chercherait aussi l'ombre de Hugo derrière eux, on sourirait de les voir, enfin, être en paix avec eux mêmes et leur mémoire. Tout simple, donc, mais chaleureux, intimiste, tendre, et généreux.
Monsieur Madone, Maïté Bernard
Pocket, 149 pages, juillet 2011
07:34 Publié dans *Litterature Française* | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : peut se lire ailleurs qu'à versailles aussi, hein, deuil, absence |
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