19.02.2010
LES POISSONS NE CONNAISSENT PAS L’ADULTERE – CARL ADERHOLD
A quarante ans, caissière, mariée, mère de famille, Valérie (ou Valoche pour son mari) n’est ni heureuse ni malheureuse. Bof
quoi. La fille en pleine crise d’ado, le mari pas franchement passionné ni très fin, le boulot pas franchement passionnant, les kilos un peu superflus, le look un peu négligé, bref, Valérie est plus une ménagère qu’une femme fatale. Mais comme ses copines sont sympas, elles lui offrent pour son anniversaire un relooking. Valérie est donc transformée par une spécialiste, recoiffée, maquillée : une nouvelle femme est née.
Nouveau look, nouvelle femme, donc, elle décide sur un coup de tête de prendre le premier train pour Toulouse et y rencontre une galerie de personnages loufoques et attendrissants… En trois heures de voyage, leurs vies vont changer.
Le postulat de départ est intéressant, quoique pas forcément très original. Des vies qui basculent après un mini événement, la crise de la quarantaine et la remise en question ont déjà été largement traitées, rien de neuf là-dedans. Carl Aderhold n’apporte rien de nouveau dans ce roman léger qui ne m’a pas franchement convaincue. Les personnages qui entourent Valérie (qui se rebaptise Julia, pour... Julia Roberts) sont caricaturaux et peu crédibles (la vieille dame Colette, éternelle amoureuse qui cumule les amants et pratique l’amour libre voire libertin), Vincent l’universitaire malheureux en ménage qui va tomber amoureux de Julia, Germinal (Germinal !!) le contrôleur révolutionnaire et trotskiste qui rêve de changer le monde et finit par raconter sa vie dans le haut parleur du train, la bande de choristes, le commercial dragueur et sa femme trompée… cette petite galerie chamarrée va soudainement bousculer ses habitudes et découvrir, le temps d’un voyage, que la vie mérite d’être vécue et qu’il faut savoir s’affranchir pour être heureux. Yep. Je vais me teindre en blonde (ou en rousse), m'habiller sexy, prendre le train pour la ville rose, me faire appeler... heu... Kate ? Julianne ?, et voir ce qui m'arrive. A mon avis, rien, mais bon, après tout, tout ça c'est du roman, il faudrait peut-être que je sois moins cartésienne pour y prendre du plaisir.
Suffit-il de changer de coupe de cheveux et de soutien-gorge pour devenir une autre et oser enfin changer de vie ? Ni le style ni l’histoire ne m’ont passionnée, je passe à autre chose.
Les poissons ne connaissent pas l’adultère, Carl Aderhold
JC Lattès, janvier 2010, 320 pages
Cathulu et Lily et Tamara l’ont lu également (et ont réussi à l'apprécier) Malice, comme moi, reste dubitative.
06:29 Publié dans *Litterature Française* | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
| Tags : crise de la quarantaine, relooking, amours ferroviaires, nouvelle coupe de cheveux nouvelle vie ? |
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