06.10.2010
Petite sœur, mon amour – Joyce Carol Oates
« Sous-estimer le goût des américains ne vous mettra jamais sur la paille. »
Au commencement il y avait JonBenet R., célèbre mini miss assassinée un soir de Noël 1996. Une affaire réelle dont Joyce Carol Oates s’est inspirée pour écrire Petite sœur mon amour.
Un fait divers, un meurtre sordide jamais élucidé, un mini miss América assassinée devenue martyre culte d’une populace américaine avide de tabloïds et de sensationnalisme.
Petite sœur, mon amour, ou l’histoire de Edna Louise Rampike, patineuse hors pair devenue dès sa première compétition, à 4 ans, Miss Bout de chou sur Glace 1994. Edna Louise poussée par sa mère, managée par sa mère, coachée par sa mère, vampirisée par sa mère. Edna Louise mise sur des patins parce que Skyler, son frère aîné, n’avait pas su patiner ni faire de la gymnastique sans se casser une jambe. Edna Louise mise sur des patins parce que Betsey, sa mère, avait vu sa carrière de patineuse avortée dans sa jeunesse. Edna Louise rebaptisée Bliss, parce que Edna Louise n’est pas un prénom de star. Bliss / félicité convenait tellement mieux. Bliss / félicité sonnait tellement mieux dans cette société de miroirs et de fantasmes refoulés et vécus au travers elle par une mère à la fois frustrée et vorace.
06:03 Publié dans *Litterature Anglo-saxonne*, Rentrée littéraire 2010 | Lien permanent | Commentaires (24) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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26.10.2009
FILLE NOIRE FILLE BLANCHE – JOYCE CAROL OATES
« Tout ce que vous croyez avoir imaginé est réel : il faut seulement y survivre. » Il faudra vingt ans à Genna Meade pour
coucher sur papier les événements qui ont marqué sa première année dans la prestigieuse Schuyler School, fondée par son arrière grand-père. Lorsqu’elle entre à Schuyler en 1974, Genna a dix-huit ans. Son père, Max Meade (Mad Max Meade) est un avocat réputé des droits de l’homme, fervent opposant à la guerre du Viêt-Nam, radical de gauche militant, père absent obnubilé par son combat. La mère de Genna, Veronica, milite elle aussi pour les droits des noirs, l’émancipation de la femme et la libre absorption de substances illicites.
06:57 Publié dans *Litterature Anglo-saxonne* | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
| Tags : amérique, racisme, ségrégation, guerre du viêt-nam, black panthers, joyce carol oates, rentrée littéraire 2009, culpabilité |
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