27.04.2010
Noblesse oblige - Donna Leon
Première incursion dans l’univers de Donna Leon et rencontre avec le commissaire Brunetti, nous sommes à Venise où les restes
d’un jeune homme sont découverts. L’individu est décédé depuis au moins un an et les analyses révèlent qu’il s’agit de Roberto Lorenzoni, fils unique du comte Lorenzoni. Le jeune homme, fêtard, incapable notoire et play-boy invétéré avait été enlevé et une rançon demandée. Depuis, plus de nouvelles, ni des ravisseurs, ni du jeune homme. Brunetti va enquêter au sein de la noblesse vénitienne.
Un policier très classique et une intrigue bien ficelée, à défaut d’être originale. Les ingrédients basiques sont là : un crime dans la bonne société où l’on ne montre pas ses sentiments, un neveu héritier qui aurait pu tout organiser (qui a tout organisé ?) une victime parfaite en la personne du fils de famille oisif et stupide, plus enclin à l’étude des jolies filles qu’à l’économie ou aux affaires. Rien de très neuf ou palpitant dans l’intrigue, ni même dans la personnalité de Brunetti, commissaire convaincu que la quête de la vérité doit passer au dessus de tout, lui-même marié à une fille de comte. Cette bonne société, il la connaît donc bien sans s’y sentir tout à fait chez lui.
Ce qui est plus intéressant, ce sont ces petites remarques émaillées dans tout le roman, ces piques à l’encontre de la société italienne, la justice, l’Etat, l’administration : la vision de Brunetti sur la faillite de l’Etat, sur la lenteur de l’administration et la pourriture d’un système en voie d’extinction. Le constat est amer et, à travers les réflexions de son personnage principal, c’est le regard féroce et résigné que porte Donna Leon sur l’Italie qui m’a avant tout intéressée.
Noblesse oblige, Donna Leon
Point Policier, avril 2002, 283 pages
06:00 Publié dans *Litterature Anglo-saxonne*, *Romans Noirs, Polars, thrillers...* | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
| Tags : venise, donna leon, brunetti |
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