05.11.2009
Et que le vaste monde poursuive sa course folle – Colum McCann
« Et que le vaste monde poursuive sa course folle vers d’infinis changements ». C’est au poème d’Alfred Lord Tennyson que
Colum McCann emprunte le très beau titre de son roman. Joli titre pour un roman que j’ai trouvé agréable à lire, quoiqu’un peu irrégulier.
Au pied du World Trade Centre, des hommes et des femmes marchent ou courent, chacun dans son quotidien, seuls au milieu des autres. Ils se croisent, s’effleurent, ne se regardent pas. Des silhouettes hagardes, plongées dans la course de la vie. Et puis lui, en haut, celui qu’un remarque, puis un autre, et encore un autre… Celui qui vole entre les tours, celui qui défie l’apesanteur, le funambule, l’ange qui flotte dans le ciel. D’un coup la ville s’arrête, les regards se tournent vers ce seul point infinitésimal dans le ciel… les trajectoires se figent et tous semblent communier autour d’un seul point : l’homme qui défie le ciel.
10:35 Publié dans *Litterature Anglo-saxonne* | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
| Tags : new york, solitude, détresse |
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