15.12.2008
BURN AFTER READING – Joel & Ethan Coen
Que se passe-t-il quand un analyste de la CIA se fait virer, que les mémoires qu’il a décidé d’écrire disparaissent subitement,
qu’elles tombent entre les mains d’une employé de club de gym prête à tout pour se faire dégraisser par le meilleur chirurgien esthétique ?
Quand un flic baiseur et lâche trompe sa femme plus souvent qu’à son tour, que l’employée décide de faire chanter l’analyste avec l’aide d’un collègue tout à fait con ? Que la CiA y perd son latin et que tout part en vrille ?
Il ne se passe pas grand-chose, en fait, et c’est là que le bât blesse. Le scénario est bâclé, rien n’est plausible. Je sais, nous sommes chez les frères Coen et ce n’est pas sensé être forcément plausible. Mais l’humour, même présent, est trop parsemé pour me satisfaire. Quelques bonnes situations, loufoques et tordues comme on les aime, mais le tout ne suffit pas.
Question interprétation, George Clooney, en policier poltron n’y est pas sensationnel, John Malkovitch est trop peu vu.
Y aller pour Brad Pitt assez bon en crétin imbécile bas du plafond, ou Frances McDormand, elle, absolument parfaite, voire jubilatoire en vieille fille prête à tout pour se payer sa renaissance via une refonte intégrale de son corps. Ou pour les plans et cette façon de filmer si particulière aux frères Coen, si délicieuse, ces plans, ces clins d'oeils, cet oeil qui n'appartient qu'à eux.
Ou préférer revoir O’Brother.




