07.06.2010

Fast food Fast women – Amos Kollek

Prenez une serveuse dans un bar New Yorkais, un chauffeur de taxi un peu séducteur, un peu papa poule, un peu romantique, trois sexagénaires célibataires, une 51SBGCZXN9L__SL180_.jpgprostituée qui bégaye uniquement sur le trottoir, une veuve de 60 ans qui voudrait juste partager les jours qui lui restent avec un homme. Mélangez le tout dans un bar plutôt ringard, agrémentez de nombreuses scène tournées dans les rues de Manhattan ou Central Park et vous obtiendrez une comédie douce amère, toute en finesse et au charme délicieux.

 

Bella (Anna Thomson), l’héroïne de notre film, donc, est serveuse. Serveuse amie, serveuse conseillère, serveuse confidente, Bella est l’âme de ce bar où elle travaille. Elle n’est ni belle ni laide, pourrait être qualifiée de monstrueuse par certains ou de bombasse pour d’autres. Elle a 35 ans et se complait dans le rôle de maîtresse d’un producteur de Broadway depuis 12 ans. Il pourrait être son père, ne quittera jamais sa femme, mais passe la voir régulièrement (en clair, il tire son coup et puis s’en va, se contentant de parler de lui, de ses projets. Ceux de Bella ? ... Bella ? Des projets ? Il s'en fiche).

 

fffw 3.jpgBella va rencontrer Bruno, chauffeur de taxi (en attendant que ses romans soient publiés), dont l’ex-femme vient de lui confier leur fille ainsi que le fils qu’elle a eu avec un autre. Entre ces deux là, le courant passe, mais la communication beaucoup moins.

 

Autour d’eux, Paul, Emily, Seymour, George, Vitka, des personnages qui vont se croiser, se rencontrer, s’aimer, ou pas.

 

fffw 2.jpgC’est un film plein de charme, où les personnages se croisent, se parlent, se cherchent. Un film où les personnages solitaires cherchent désespérément l’âme sœur, en se raccrochant à leurs amis. On y parle, on y échange des confidences et des rêves, on y partage ses peines en essayant de trouver son chemin.

 

 

Le tout est excellemment interprêté, subtilement écrit, accompagné par une excellente musique et des images à ravir. Et, comble du bonheur, le dernier personnage du film reste New York : un New York empli de personnages à la fois simples et complexes, terriblement humains et touchants (autant dire tout de suite que nous ne sommes pas dans une comédie romantique avec stars à l’affiche et 5th avenue en scène principale).

 

J’ai beaucoup aimé, et je remercie Virginie qui me l’a offert en hommage à New York !fffw 1.jpg

 

 

Fast food Fast women, Amos Kollek, 2000