09.12.2009
LE GRAND SANTINI – PAT CONROY
Dans la famille Meecham, je demande le père, Bull. 
Bull est pilote dans les Marines. Un vrai Marine, un dur, un fort, un costaud, un mec qui en a et qui le montre.
Ensuite je demande la mère, Lilian. Catholique pratiquante, vraie fille du Sud, Lilian ne se dépare jamais de sa beauté, sa classe, son savoir-vivre, dût-elle masquer sous quelques fards les marques des coups de Bull. Car Bull, parfois, lui tape dessus. Mais seulement quand il est énervé, vous comprenez ? Bull est un VRAI mec, alors parfois, il cogne. Mais Lilian sait qu’il l’aime profondément, et en bonne femme de Marine elle supporte les coups et les beuveries de son mari et donne le change comme une bonne épouse doit le faire, même si cela implique ignorer les plaintes de ses enfans.
Parlons en, des enfants, tiens : Ben, Mary-Anne, Karen et Matt. Grands ou petits adolescents, ils apprennent à vivre à l’ombre de ce père, ce Grand Santini, apprennent à supporter les brimades, les coups, les injonctions et les injustices. Ils ont appris à se serrer les coudes, utilisent l’humour en guise d’onguent sur les blessures, ont grandi partagés entre amour inconditionnel et haine vengeresse pour ce père tyrannique et despote, entre rancœur amère et amour filial pour leur mère qui ne sait que trouver des excuses à leur père. Parce qu'évidemment, s'il cogne, c'est pour le bien de tous, pour les endurcir, leur apprendre la vie, les préparer.. évidemment.
Evidemment...
06:19 Publié dans *Litterature Anglo-saxonne* | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
| Tags : amérique sudiste, marines, fresque familiale, violence, ? |
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