10.04.2009
LA VIEILLE ANGLAISE ET LE CONTINENT – JEANNE-A DEBATS
Ann Kelvin, a consacré sa vie aux recherches transmnésiques (transplantation de l’esprit dans un autre corps). Alors qu’elle
attend de succomber au cancer, Marc Sénac, son ancien élève – amant, lui propose de réaliser une dernière mission, un baroud d’honneur qui leur permettra de mettre fin aux massacres des cétacés. Pour ce faire, l’esprit d’Ann sera transplanté dans le corps d’un cachalot.
Une novella très courte qui se lit d’une traite, et dont le premier abord, qui paraîtrait plutôt loufoque, voire totalement absurde au lecteur récalcitrant, réfractaire à tout ce qui ne s’ancre pas dans une réalité bien tangible (j’en suis), disparaît totalement d’une part sous la plume alerte et fluide, et d’autre part sous le message écologique (condamnation des massacres de cétacés, irrespect de l’environnement, notamment sous marin). Au début.
Pourtant, le texte étant particulièrement court, il manque à mon sens d’une part de précision (on apprendra vaguement ce que sont les recherches transmnésiques ou quels ont été les travaux auxquels s’est consacrée Ann (et qui lui ont valu, comprendra-t-on, de sévères critiques). Il faut donc tout imaginer, supposer. Et moi qui suis en général hermétique à tout ce qui touche science fiction, fantasy, j’aurais peut-être préféré plus de détails ou d’explications pour accepter de plonger. Autant la première partie, qui relate le voyage d’Ann et sa découverte des fonds marins est un très joli moment de lecture, autant la seconde partie, (attention je vais spoiler) qui aborde une sombre histoire de cadavres radioactifs balancés en mer (et que Ann et son nouvel ami 2x2x2 (un cachalot, donc) s’empressent de faire remonter à la surface) m’ont paru abracadabrantesques et peu vraisemblables (j'essayais de les imaginer se démenant avec leurs caudales... pas facile pour moi) : le récit, s’il était resté sur un plan purement écologique, n’aurait pas vu son message se diluer sous une histoire de clones volés à laquelle j'ai beaucoup moins adhéré.
Au final, qu’en reste-t-il ? Je n’ai pas détesté, loin de là, je l’ai même lue avec plaisir, mais j’y ai sans doute trouvé trop de choses mises pêle-mêle dans trop peu de texte.
La vieille anglaise et le continent - Jeanne-A Debats - Griffe d'encre - 70 pages
Les avis de Fashion (merci pour le prêt), Chiffonette, Laurence, Lucile, Chimère, Brize, Delphine, toutes enthousiastes.
Lu pour le prix Biblioblog.
06:57 Publié dans *Litterature Française*, *SF, Anticipation, Fantasy* | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
| Tags : "j'ai fait l'amour avec la mer" ce refrain me hante depuis (il e |
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