12.04.2008
L’ILE DE NIM - J. Flackett, M. Levin
Les romans d’aventures d’Alex Rover sont vendus à des milliers d’exemplaires dans le monde entier. Ce héros est le Indiana Jones des enfants. Aventure, courage, il est un modèle pour ses milliers de lecteurs.
Nim et son père Jack Crusoé vivent sur une île déserte au beau milieu de l’océan pacifique. Jack est biologiste marin et étudie le plancton.
Un jour, Jack se perd en mer au cours d’une tempête. Nim, désespérée, écrit à Alex Rover, son héros, et lui demande de venir l’aider. Mais dans la réalité Alex Rover est tout sauf un héros. Il est juste sorti de l’imagination d’Alexandra Rover, romancière agoraphobe. Tout le contraire, quoi.
Voici un bon petit film qui plaira aux enfants. Alexandra finit par décider d’aller au secours de cette petite fille, qu’elle ne connaît pas. Elle affronte le monde et finira par découvrir cette île secrète, inconnue, où Nim et son père vivent en accord total avec la nature.
Respect de la nature, vie en harmonie avec les éléments naturels, dénonciation de l’exploitation touristique ou des modes de vie occidentaux, on pourrait trouver plein de sujets sous-jacents dans ce film. Ils sont malheureusement traités de façon très superficielle, parfois grossière voire lourde, mais c’est avant tout du divertissement enfantin.
La romancière, qui préfère vivre à travers ses livres plutôt qu’affronter le monde réel est un peu caricaturale, mais Jodie Foster remplit là très bien son contrat. Elle est à la fois touchante et amusante. Bonne performance.
Abigail Breslin confirme son talent. Son jeu est plein de fraîcheur et de naturel. Je la préférais dans Little Miss Sunshine où son rôle était plus solide, mais je pense que c’est une jeune actrice prometteuse.
Disons que j’ai bien aimé. Pourquoi ? Parce qu’il nous montre aux enfants que l’on peut s’évader, voyager à travers un livre.
Et rien que ça, ça vaut de l’or !
16:59 Publié dans Séance pop corn | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
23.02.2008
SWEENEY TODD – Tim Burton
"
Après avoir croupi pendant quinze ans dans une prison australienne, Benjamin Barker s'évade et regagne Londres avec une seule idée en tête : se venger de l'infâme Juge Turpin qui le condamna pour lui ravir sa femme, lucy, et son bébé, Johanna. Adoptant le nom de Sweeney Todd, il reprend possession de son échoppe de barbier, située au-dessus de la boulangerie de Mme Nellie lovett."
Je crois qu’il n’y a pas juste milieu avec Tim Burton. On aime, ou on n’aime pas. La tiédeur n’est pas de mise. Chez lui aussi d’ailleurs. Quel que soit l’univers qu’il dessine, il propose toujours un déferlement d’images excessif et irréel, une atmosphère qui collera à la peau mais ne laissera jamais indifférent.
Moi, je suis fan. Fan excessive et totalement acquise à la cause du bonhomme.
Ici, les décors et les images sont d’une beauté gothique fantasmée et éthérée. Londres devient un monde onirique où la laideur et la crasse reflètent les âmes dévoyées et pourries des hommes.
Les hommes, parlons en, des hommes ! Qu’ils soient assoiffés de vengeance (Johnny Depp), assoiffés d’amour et de normalité (Helena Bonham Carter), assoiffés de luxure (Alan Rickman), d’argent, de réussite, les personnages de Tim Burton sont toujours excessifs dans l’anormalité et pourtant sublimes.
Tim Burton a le talent pour réunir des acteurs talentueux et surtout de les magnifier à l’écran. Sous sa direction ils puisent en eux des ressources extrêmes et exploitent leurs souffrances, leurs rages, pour les offrir aux personnages qu’ils incarnent. Ils chantent, puisque le film est inspiré d’une comédie musicale, ils jouent, ils incarnent une humanité dévoyée, désespérée. Seule la fatalité les conduit. Le tout forme un univers poétique, poisseux, envoûtant.
Johnny Depp, bien sûr, son comédien fétiche, y est encore une fois excellent. La rage intérieure, la souffrance, la haine qu’il éprouve sont jouées avec froideur, distance et recul glaçants. Ce type est un aimant, il attire la caméra, le regard, son jeu sont somptueux.
Helena Bonham Carter (Mme Burton à la ville) y est toujours aussi belle, aussi généreuse dans ses propositions.
Alan Rickman y est horrible de vice et de hauteur.
Timothy Spall est répugnant et sirupeux à souhait dans le personnage du bailli.
Une petite mention à Sacha Barton Cohen (Borat !) dans le rôle d’un barbier fourbe et menteur tout à fait savoureux.
Mais ici, point de happy end. Le monde est vicié, pourri. La vengeance servira à assouvir la rage mais n’apaisera pas les âmes. Seule la mort effacera les bains de sang, dans un bain de sang. Sera-t-il purificateur ? Venant de Tim Burton, cela m’étonnerait…
La bande annonce est ici.
07:25 Publié dans Séance pop corn | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
30.12.2007
LE RENARD ET L’ENFANT – Luc JAQUET
Où une enfant devient l’amie d’un renard. Une fillette découvre les traces d’un renard sur le chemin de l’école et décide de partir à sa recherche. En apprenant à écouter la nature, à attendre patiemment que l’animal l’accepte, elle va progressivement être tolérée par le renard et devenir son amie.
Un joli film, agréable à regarder.
De belles images, des plans rapprochés étonnants et des paysages magnifiques (tournés dans le Jura et en Italie).
Des scènes animalières impressionnantes.

La présence pleine de grâce de Bertille Noël-Bruneau, ravissante enfant dont la joliesse et le charme tout naturel sont des atouts importants pour le film.
Les dialogues quasiment inexistants, de même que les parents de la fillette dont on ne connaît même pas le nom laissent à la nature le rôle principal du film. Le récit est raconté par Isabelle Carré que l’on apercevra à la fin du film, jouant la fillette devenue grande et racontant cette histoire à son fils.
Néanmoins le film n’est pas pour les enfants trop jeunes ou trop émotifs, certaines scènes étant assez douloureuses. Et nécessitera quelques explications aux enfants, afin qu’ils comprennent la fiction et ne fassent pas comme cette enfant qui coure la forêt innocemment, approche inconsidérément ours et loups, passe une nuit coincée sous un arbre ou franchit en toute connaissance de cause des gorges dangereuses pour courir après son renard.
19:40 Publié dans Séance pop corn | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
15.12.2007
IL ETAIT UNE FOIS….UN SI JOLI MONDE
Commençons par le film. J’ai emmené 4 petites princesses voir « Il était une fois ».

« La très belle princesse Giselle est bannie de son royaume magique de dessin animé et de musique par la méchante reine. Elle se retrouve à Manhattan...
Déroutée par ce nouvel environnement étrange qui ne fonctionne pas selon le principe "ils vécurent heureux à tout jamais", Giselle découvre un monde qui a désespérément besoin de magie et d'enchantements...
Elle va faire la connaissance d'un séduisant avocat spécialiste du divorce, qui est venu à son aide et dont elle tombe amoureuse. Le problème, c'est qu'elle est déjà fiancée au parfait prince de conte de fées. La question est : un amour de conte de fées peut-il survivre dans le monde réel ? »
Après des débuts que j’ai trouvé plutôt consternants (un dessin animé d’une niaiserie inégalable, une intrigue carrément risible) je me suis laissée prendre au jeu. Certes, nous ne sommes pas dans la sélection du Grand Prix au festival de Cannes, ni au festival du cinéma d’auteur de Rabat, mais il y a indéniablement une certaine fraîcheur dans ce film (malgré quelques gags bien lourds), et surtout, j’ai trouvé certains interprètes excellents.
La jeune Amy Adams qui interprète Gisèle joue très bien les ingénues. Et j’avoue avoir été agréablement surprise par sa « non-botoxisation », elle a des rides d’expression, chose rare au cinéma !
Patrick Dempsey interprète un avocat spécialisé dans les divorces. Dans la mesure où on ne le prend à aucun moment pour le Dr Mamour de Grey’s Anatomy, il a plutôt réussi à se détacher du personnage qui l’a fait connaître. Il est fiancé à Nancy (Idina Menzel) mais tarde à l’épouser.
J’ai surtout été impressionnée par James Mardsen qui interprète le rôle du Prince Charmant (Edward). Il est délicieux de bêtise et de crucherie ! D’une part son physique colle parfaitement au personnage de contes de fées (la blondeur en moins), mais il en fait à la fois beaucoup et justement pas trop. Il n’en rajoute jamais et a pourtant l’air le plus gentiment abruti possible !
Et, bien évidemment Susan Sarandon, dans le rôle de Narissa la méchante reine mère, est (comme toujours) parfaite. Je regrette seulement qu’elle ne fasse finalement qu’une brève apparition.
Elle s’est visiblement beaucoup amusée à jouer une reine cruelle, vicieuse et théâtralement menaçante. Qu’elle soit drapée d’une cape et maquillée en Cruella ou transformée en vieille femme édentée, elle est impressionnante.
Sur le chemin du retour j’ai demandé à mes 4 princesses (7 et 8 ans) ce qu’elles avaient aimé. Elles ont toute répondu qu’elles préféraient Robert (l’avocat, Patrick Dempsey) au Prince Edward : « parce qu’il est trop bête, ce prince ! ».
Elles ont en revanche été divisées quand je leur ai demandé quelle jeune femme elles préféraient, deux d’entre elles ont préféré Giselle « parce qu’elle est trop belle » tandis que les deux autres préféraient Nancy « parce qu’elle finit dans un vrai conte de fées ».
Un joli film divertissant, où l’on apprend que le prince charmant n’est pas forcément celui qu’on croit, que l’on peut se tromper et que l’homme de sa vie est souvent caché tout près !
Je saisis maintenant cette occasion pour parler d’une autre histoire de princesses, j’ai nommé le dernier livre de Stéphane Bern « Un si joli monde » que Anne m’a gentiment prêté.
Malgrè son humour, le roman est assez ennuyeux, rempli de poncifs, certes vrais mais pas nouveaux. Les people, la jet-set, les princes et les princesses de la « vraie vie » sont cruels méchants, hypocrites, avides etc… Ce n’est ni un bon ni un mauvais roman : un bouquin de plage peut-être pour qui aime ce genre, mais sans plus (même si parfois, certains passages m’ont bien fait sourire et rappelé certaines personnes de ma connaissance....
Et si je veux faire d’une pierre deux coups, c'est pour dire que, pour une fois, je préfère un film de Disney à un livre, et les princesses de cinéma aux vraies-garces-fausses-altesses décrites par Stéphane Bern !
Les avis de Fashion, Anne et Ori sur le film,
Celui de Anne sur le livre de Stéphane Bern.
18:05 Publié dans Séance pop corn | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
10.11.2007
Les promesses de l’ombre – David Cronenberg
Bouleversée par la mort d'une jeune fille qu'elle aidait à accoucher, Anna tente de retrouver la famille du nouveau-né en s'aidant du journal intime de la disparue, écrit en russe. En remontant la piste de l'ouvrage qu'elle tente de faire décrypter, la sage-femme rencontre Semyon. Elle ignore que ce paisible propriétaire du luxueux restaurant Trans-Siberian est en fait un redoutable chef de gang et que le document qu'elle possède va lui attirer de sérieux problèmes...Pour Nikolai, chauffeur et homme de main de la toute-puissante famille criminelle de l'Est, c'est le début d'une remise en cause. Entre Semyon et son fils Kirill, prêts à tout pour récupérer le journal, et l'innocente Anna, sa loyauté va être mise à rude épreuve. Autour d'un document qui se révèle de plus en plus explosif, plusieurs vies sont en jeu, dont la sienne, alors que se déchaînent les meurtres et les trahisons dans la famille comme dans la ville...
C’est un polar où la plupart des plans sont magnifiques : la lumière et les cadrages offrent des plans envoûtants et glaçants, d’une très grande beauté.
C’est un polar extrêmement bien joué. Vincent Cassel est le fils d’un parrain de la mafia russe installé à Londres. Il est décadent, cruel, cynique, dénoué de toute morale, sans jamais tomber dans la caricature. J’avoue avoir été soufflée par son jeu.
Viggo Mortensen est le chauffeur de Kyrill (V. Cassel) : tout en retenue, froideur, son interprétation est parfaite.
Naomi Watts y est à la fois innocente et résolue, elle apporte le charme qui apaise la cruauté des images.
Dans une scène, qui se déroule au hamman, Viggo Mortensen est nu. J’ai essayé de voir, de regarder, malheureusement c’est une scène tellement barbare que j’ai dû fermer les yeux. Parfois j’entrouvrais mes doigts pour tenter ce capter un plan, un petit morceau de son corps…. rien à faire, mon voyeurisme n’a pas pu affronter la violence de la scène !
Au final je ne sais que penser de ce film : les images et les plans sont magnifiques, l’interprétation est excellente de même que la mise en scène, le scénario est somme toute relativement classique, mais l’atmosphère est tellement pesante, noire, qu’il m’a été difficile d’être totalement enthousiaste en sortant de la salle.
07:50 Publié dans Séance pop corn | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
04.11.2007
L'HEURE ZERO - Pascal Thomas
Quelle drôle d’idée a eue Guillaume Neuville de rassembler pour des vacances de fin d’été à la Pointe aux Mouettes, chez sa tante la riche Camilla Tressilian, son ex-épouse Aude et la nouvelle tenante du titre, l’explosive Caroline, sous prétexte d’en faire des amies…
C’est de l’inconscience pour ne pas dire plus car il n’a quand même pas la naïveté de croire qu’elles vont tomber dans les bras l’une de l’autre.
Si ces deux femmes que tout oppose ne se sont pas encore écharpées, c’est qu’elles se retiennent. Pour l’instant. Les vertus calmantes de l’air marin et de la côte Bretonne, sans doute…. Mais les choses n’en resteront pas là.
Deux Madame Neuville sous le même toit, c’est une de trop. D’autant que l’Heure Zéro arrive : celle où tout converge pour que le crime parfait soit exécuté dans ses moindres détails…
Réticente à l’idée de recevoir sous son toit les deux épouses Neuville, Mme Tressilian finit par s’y résoudre. Elle sait qu’on ne peut rien contre l’évolution des moeurs.
Cette étrange réunion de famille tourne à la tragédie, lorsque l’on trouve un beau matin Mme Tressilian assassinée dans son lit, le crâne fracassé…
Eh bien c’est un très joli film, qui se déguste avec bonheur !
L’atmosphère y est à la fois lourde de secrets, de défiance et de suspicion, tout en étant parsemée de délicieuses touches d’humour.
Pascal Thomas (qui avait réalisé « Mon petit doigt m’a dit », petit bijou au savoureux charme suranné) adapte ici un roman peu connu d’Agatha Christie.
Le meurtre (qui est présenté au début du film comme le résultat d’une « mécanique criminelle en route depuis longtemps »), n’est que la conséquence d’une succession de situations, d’un enchaînement de circonstances qui vont mener le meurtrier à passer à l’acte.
Et c’est là que réside le charme de ce film. On y découvre une galerie de personnages dont l’apparente innocence cache de ténébreux passifs faits d’amours déçues, de rancoeurs, de jalousies et d’envies.
Chiara Mastroianni interprète Aude Neuville, la première femme de Guillaume. Son personnage est tout en langueur et en mélancolie.
Melvil Poupaud est Guillaume Neuville : apparemment sur de lui, imbu, il est partagé entre sa première et deuxième femme.
Laura Smet est Caroline Neuville, la deuxième femme de Guillaume. Agaçante, horripilante, égocentrique, hystérique, elle est l’opposé total d’Aude Neuville qu’elle déteste cordialement.
Alessandra Martines est Marie Adeline, secrétaire/dame de compagnie de Camillia Tressilian (Danielle Darieux, parfaite). Marie Adeline dissimule derrière un dévouement fidèle beaucoup de frustrations et d’amertume.
Le commissaire Martin Bataille est interprété par François Morel, à la fois perspicace et amusant. Son humour noir ne l’empêche pas de jauger tout ce petit monde avec un œil de lynx.
D’autres personnages contribuent à colorer cette belle palette de caractères, et j’ai particulièrement apprécié les deux rôles de domestiques, Heurtebise (Paul Minthe) et Emma (Valériane de Villeneuve), qui sont jubilatoires et apportent une belle teinte drolatique au film. 
En résumé, une comédie policière qui se laisse voir avec délectation.
09:00 Publié dans Séance pop corn | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
30.10.2007
MICHAEL CLAYTON - Tony Gilroy
Au cours d’un procès engagé par plusieurs victimes contre une grosse firme agrochimique, l’avocat de la firme, engagé auprès d’un des plus gros cabinets américains, perd soudain la tête, se déshabille en pleine réunion et crie à tout va que la firme accusée est bien coupable et dissimule la toxicité de ses produits. Le cabinet d’avocat fait alors appel à Michael Clayton, personnage désabusé dont on ne sait au début s’il est flic ou avocat, corrompu ou honnête, pour régler la situation et enrayer la crise.
Le début du film est bâti en flash back. Pas toujours facile pour le spectateur de se repérer parmi les personnages, les situations qui ne paraissent avoir aucun lien entre elles, les allers-retours entre semaine dernière et après demain, présent… puis petit à petit l’intrigue se met en place pour laisser place à un thriller très sobre, des scènes sombres filmées sans sensationnalisme mais plutôt avec une certaine âpreté. Les plans sont rapprochés, l’éclairage clair-obscur, le tout donne une atmosphère qui pourrait être pesante si les personnages ne donnaient de résonance au film grâce à une très bonne interprétation.
George Clooney y interprète très sobrement un ancien procureur, plus looser qu’avocat aux dents longues, embauché pour étouffer un scandale, qui va peu à peu découvrir que U.North, la firme accusée de tromperie, est bien coupable et surtout est prête à tout, même au pire, pour échapper au procès. Alors qu’il était prêt à vendre son ami pour écoper ses dettes, il va découvrir la vérité et faire éclater la vérité.
Tilda Switon est la directrice juridique de U. North, prête à tout pour protéger la firme qui l’emploie. Personnage ambigu, glaciale et décidée en public, totalement angoissée voire hystérique en privé, on ne sait rien de sa vie privée, on imagine une femme qui a tout sacrifié pour son employeur. J’ai préféré son jeu de femme public à l’autre, trop forcé à mon sens.

Tom Wilkinson est l’avocat respectable qui a découvert la vérité et pète les plombs. Il se révolte contre la société, le pouvoir de l‘argent et des enjeux économiques plus forts que la morale ou l’éthique.
Syndney Pollack, enfin, est le patron de la société d’avocats. Sur le point de vendre sa société, il veut à tout prix se débarrasser d’une affaire douteuse qui lui fera perdre une fusion profitable. Il est excellent dans son jeu : froid, détaché, cynique.
Au final, un bon film engagé. Même si le thème a été traité maintes fois au cinéma (dans une certaine mesure l’intrigue fait penser à « Erin Brokovitch »), l’approche plus intimiste en fait un polar assez noir et sec, qui se laisse regarder sans déplaisir.
07:25 Publié dans Séance pop corn | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
28.10.2007
UN JOUR SUR TERRE
Périple sur la terre de l’Arctique au printemps à l’Antarctique en hiver, Un Jour sur Terre est un magnifique documentaire, qui débute 200 km au sud du pôle nord, traverse la Toundra , la jungle de Nouvelle Guinée, le Delta de l‘Okavango, … Les images sont d’une beauté époustouflante : une ourse polaire sort de son hibernation avec ses petits, des caribous migrent par millions, des éléphants parcourent des centaines de kilomètres pour trouver de l’eau… les plans sont rapprochés, la caméra caresse presque la fourrure des animaux.
Certaines scènes sont d’une prouesse technique impressionnante : les léopards d’amour, dans la Toundra (il n’en reste que 40 sur terre) sont filmés de très près, l’attaque nocturne d’un éléphant par des lions, le jaillissement d’un requin blanc qui attaque une otarie. Chaque photo, chaque plan est spectaculaire, d’une beauté presque irréelle.


08:25 Publié dans Séance pop corn | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
08.10.2007
LA VENGEANCE DANS LA PEAU (BOURNE ULTIMATUM)
Jason Bourne est un ex-agent de la CIA devenu amnésique. Traqué, il cherche à comprendre qui il était et pourquoi la CIA veut le voir mort. Dans les deux premiers films, Jason enquêtait sur son passé tout en cherchant à échapper aux tueurs lancés à ses trousses. Troisième et dernier volet de la trilogie adaptée des romans de Robert Ludlum, après La mémoire dans la peau et La mort dans la peau, « La vengeance dans la peau » se veut l’apothéose finale d’une trilogie à suspens.
Le film est magistral. Le personnage de Jason Bourne prend de plus en plus d’intensité alors que se dévoilent des pans entiers de sa mémoire. Sa dualité tueur/proie prend de plus en plus relief au cours du film et Matt Damon interprète avec beaucoup d’intelligence et de justesse son personnage.
Nous plongeons dans un univers de technologie impitoyable : systèmes de surveillance ultra modernisés, traque par satellite, omniprésence de caméras de sécurité et des écoutes, la CIA utilise ici tous les moyens modernes à sa disposition, elle est partout, intercepte tout, absolument tout : le sentiment d’insécurité et de paranoïa atteint aussi le spectateur devant ce Big Brother à l’échelle planétaire.
Les scènes d’action sont remarquables sans tomber dans le sensationnalisme. On est loin du cinéma d’action basique où les images prévalent sur le sens. Et pourtant, on en a, des courses poursuites, des filatures, des exposions et des cascades ! Elles sont filmées en caméra rapprochée, voire caméra sur épaule, et en acquièrent du coup un réalisme et une crédibilité bien plus efficaces. La musique est obsédante et contribue largement à l’efficacité du film.

Pas de sensationnalisme donc, mais pourtant le suspens est haletant. Yeux rivés à l’écran, c’est une impression d’apnée à la fois longue et courte (je n’ai vu le temps passer) qui ma’ littéralement collée à mon siège.
Ce film est le dernier volet de la trilogie. Et même s’il donne très largement envie de retrouver Jason Bourne dans d’autres aventures, je crois qu’il vaut mieux rester sur cette impression de grande réussite et cette conclusion réalisée avec brio.
07:30 Publié dans Séance pop corn | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
15.09.2007
Hairspray
Baltimore, 1963. La ségrégation existe encore et la jeunesse de la ville rêve de danser au Corny Collins Show, célèbre émission de télévision. Tracy, jeune fille rondelette et danseuse hors pair, rêve d’y participer. Elle parviendra à intégrer la troupe et deviendra immédiatement une star dans sa ville. Or, elle propose de réaliser une émission où les noirs et les blancs danseront ensemble, à l’heure où la population de couleur ne danse que pendant les « jours des noirs».
C’est un film gai, très enjoué, plein de fraîcheur et de bonne humeur qui offre un très bon divertissement.
En pleine Amérique conservatrice et ségrégationniste, la tolérance, le respect des différences (qu’elles tiennent à la couleur de peau ou au physique) tissent la véritable trame de cette comédie kitch à paillettes.
La jeune actrice qui interprète Tracy, Nicky Blonski, est parfaite. Jolie, gaie, à la fois naïve et forte, c’est une très belle interprétation pour cette actrice qui joue ici son premier rôle à l’écran. Elle est d’une fraîcheur impressionante.
Michèle Pfeiffer, parfois trop caricaturale, y est superbe de fourberie et de jalousie.
Ancienne reine de beauté reconvertie en directrice de chaîne télé, elle n’espère qu’une chose, c’est que sa fille Amber (sorte de Paris Hilton des sixties, mais en plus sage) devienne à son tour Miss Hairspray.
Les parents de Tracy sont interprétés par Christopher Walken,
un peu trop en retrait dans son personnage mais souvent juste et John Travolta dans le rôle d’Edna, la mère de Tracy. Il est à coté du personnage : il en fait trop et frise le ridicule. Il est difficile d’oublier la star derrière le masque et son personnage est trop caricatural pour être attachant et encore moins crédible.
En résumé : film réjouissant, juste pour passer un bon moment et un beau message à rappeler à nos enfants sur la tolérance.
17:20 Publié dans Séance pop corn | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note


