30.12.2008
AUSTRALIA - Baz Luhrmann
Hugh Jackman a une plastique impressionnante.
Hugh Jackman a des pectoraux superbes.
Hugh Jackman est beau comme un sauvage indomptable. Beau et fier comme Reth Butler. Hugh Jackman est un homme objet.
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15.12.2008
BURN AFTER READING – Joel & Ethan Coen
Que se passe-t-il quand un analyste de la CIA se fait virer, que les mémoires qu’il a décidé d’écrire disparaissent subitement,
qu’elles tombent entre les mains d’une employé de club de gym prête à tout pour se faire dégraisser par le meilleur chirurgien esthétique ?
Quand un flic baiseur et lâche trompe sa femme plus souvent qu’à son tour, que l’employée décide de faire chanter l’analyste avec l’aide d’un collègue tout à fait con ? Que la CiA y perd son latin et que tout part en vrille ?
Il ne se passe pas grand-chose, en fait, et c’est là que le bât blesse. Le scénario est bâclé, rien n’est plausible. Je sais, nous sommes chez les frères Coen et ce n’est pas sensé être forcément plausible. Mais l’humour, même présent, est trop parsemé pour me satisfaire. Quelques bonnes situations, loufoques et tordues comme on les aime, mais le tout ne suffit pas.
Question interprétation, George Clooney, en policier poltron n’y est pas sensationnel, John Malkovitch est trop peu vu.
Y aller pour Brad Pitt assez bon en crétin imbécile bas du plafond, ou Frances McDormand, elle, absolument parfaite, voire jubilatoire en vieille fille prête à tout pour se payer sa renaissance via une refonte intégrale de son corps. Ou pour les plans et cette façon de filmer si particulière aux frères Coen, si délicieuse, ces plans, ces clins d'oeils, cet oeil qui n'appartient qu'à eux.
Ou préférer revoir O’Brother.
24.10.2008
MESRINE, L’INSTINCT DE MORT – Jean François Richet
Je me souviens encore du jour où Mesrine a été abattu. L’information a fait la une des journaux télévisés. On avait tué un bandit, un vrai de vrai. Je me souviens d’avoir demandé « c’est qui Mesrine ? ». Mon père m’a répondu « L’ennemi public n°1 »…. Quand on est petite fille, ça fait froid dans le dos.
Quelques années après, me voilà sans une salle obscure devant le film de Jean-François Richet. Les ongles presque rongés à la sortie, car oui, le rythme est rapide, nerveux. Les plans saccadés se succèdent, on est dès le début happé par les images.
Le film débute dans les années 60, en pleine guerre d’Algérie. Jacques Mesrine s’est engagé dans l’armée française au secours d’un territoire en pleine guerre d’indépendance. Rien n’y fera mais Mesrine aura eu le temps de goûter aux horreurs de l’OAS. Retour en France, où son père lui trouve un emploi. Mesrine n’est pas du genre à se contenter d’une vie de petit bourgeois et la vie de son ami d’enfance, devenu caïd de banlieue, l’attire. Le papillon se brûlera les ailes. On suivra dans ce premier volet (le second, «Mesrine : Ennemi public N°1 » sortira mi novembre), Mesrine dans ses premières années de violence, son parcours de petit caïd à ennemi public, des premiers casses à son exil au Québec.
Les plans et cadrages sont serrés, nerveux, les images sont belles, même jusque dans l’horreur. La caméra vibre autant le nos nerfs, la lumière capte les expressions des comédiens et les met en exergue. Là dessus, le film est à mon sens parfaitement réussi. Décors, costumes, ambiances, nous sommes dans les années 60, dans un bon film de gangsters à la française. J'aime.
Vincent Cassel y est transformé. Probablement l’un des comédiens français les plus capables de démultiplier leur image et leur visage de nos jours. Il y est inquiétant, fou, dangereux autant que romantique et assoiffé d’absolu. Il donne à Jacques Mesrine une image jamais tronquée, jamais flatteuse, simplement celle d’un homme qui semblerait n’avoir de toute façon, rien à perdre depuis toujours parce ne possédant rien. Détaché de tout. Tuant quand il le faut, parce qu’il le faut.
Emprisonné au Quebec et y vivant un enfer. S'évadant. Dehors, ou mort.
J’aurais en revanche aimé en savoir plus sur les raisons et le parcours initiatique qui mena Jacques Mesrine à devenir un tueur. A laisser derrière lui conscience et famille. Le film, tiré de l’autobiographie du tueur, n’en dit pas suffisamment à mon goût. En savoir plus sur sa femme, partie au bout de quelques années en le laissant avec trois enfants. Lassée de la violence, de la peur. La peur de son mari. C'est mon seul regret : connaître un peu plus le processus psychologique, avoir une analyse plus poussée du personnage. Le réalisateur nous laisse supposer, supputer : Mesrine était ainsi. Son personnage l'a finalement dépassé. Son aura de gangster devenu une panoplie, un second soi, qui a pris toute la place et dont il ne pouvait plus se défaire.
Cécile De France interprète Jeanne Schneider, la concubine de Mesrine au Quebec. Tout à fait crédible, impeccable complice, elle est métamorphosée par son personnage.
Notons aussi les excellents Michel Duchaussoy et surtout, surtout Myriam Boyer, que l’on aperçoit trop brièvement dans le rôle des parents de Mesrine.
Et notons aussi Gérard Depardieu, impeccable dans son interprétation de Gérard Depardieu jouant
au cinéma (j’exagère peut-être un peu, mais je suis incapable de voir autre chose que la star jouant au comédien dans tous ses films depuis quelques années).
Au final, un très bon film, pour ses plans, ses cadrages, soutenu par une très bonne distribution. A voir sans a priori et pour se laisser emporter. J’irai voir le second volet.
06:13 Publié dans Séance pop corn | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
12.09.2008
DANCING QUEENS !

Sophie a vingt ans. Elle va se marier et écrit à trois anciens amants de sa mère (Sam, Bill, Harry) pour les inviter à son mariage. Chacun ignore qu'il est peut-être son père. Quant à sa mère, Donna, elle s'est rangée depuis longtemps, n'a pas oublié le groupe de chanteuses qu'elle formait avec deux amies (Tanya, Rosie) dans sa jeunesse et ignore totalement le coup fourré de sa fille. Sophie, elle, veut juste savoir qui est son père et que celui-ci la conduise à l'autel. Les trois hommes débarquent sur l'île grecque et retrouvent Donna, qu'ils ont tous aimé, puis quitté...
Il y a des Musicals adaptés au cinéma qui font fureur. Je me souviens de Chicago, de Hairspray… Certains sont réussis, d’autres moins. D’autres se transforment en soupe insipide fleurant le kitch sirupeux et frisant le ridicule.
Mamma mia, disons, n’est pas un modèle du genre…
mais je me suis régalée.
Vous voulez savoir ? Alors voilà :
Mamma mia est :
- Grotesque ET absolument délirant
- Raté ET tellement réussi
- A pleurer de honte ET à mourir de rire
Tout ça a à la fois. Ouais.
Parce que oui, on peut dire que les acteurs ont eu la sagesse de ne pas tenter une carrière de chanteur pro. Que certaines chorégraphies feraient rougir un élève de la Starac et hurler la professeur de danse de ma fille.

Que Meryl Streep (Donna) n’y est pas excellente. Qu’elle en fait des tonnes. Mais elle est fabuleuse, cette actrice ! Quel bonheur de voir son culot ! Ses chants heurtent parfois nos oreilles, elle danse (ah bon ?) ses costumes sont délirants de kitch, mais quelle joie de la voir ainsi casser son image et se permettre un délire auquel elle prend visiblement un plaisir immense J
Que Pierce Brosnan (Bill) (*soupir*)
(*re soupir*)
(*re re soupir*)
(…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..)
(** absence**)
Pardon. J’étais ailleurs.

Pierce, donc. (…), chante faux, mais qu’il est drôle en biker, en amoureux transi rejeté, en chanteur… j’aime les acteurs qui réussissent à marier le ridicule, le déjanté tout en gardant leur charme so…. so….. mmmmmm…
(d'ailleurs, regardez ça...
des SOS comme ça, moi, j'y réponds tout de suite !)
Que Colin (Harry) , oui, THE Colin réussit à sortir du lot, son personnage lui va à merveille, il est très bon, comme d’habitude.
Que Stellan Skarsgard (Bill) est à mourir de rire aussi. Une très belle découverte pour moi.
Que la jeune Amanda Seyfried (Sophie) est exquise : fraîche, mutine, et sait chanter !
Quand aux amies de Donna, elles sont tout simplement délicieuses. Je suis tombée sous le charme de Christine Baranski (Tanya) parfaite en quinquagénaire obsédée par le vieillissement et adorablement incorrecte.
C’est une histoire d’amitié, d’amour aussi. Mais j’y ai surtout vu des amitiés qui perdurent malgré les années, qui s’accrochent et refusent de céder aux contraintes du temps. J’y ai vu des femmes qui acceptent de vieillir (chacune à leur façon) et des actrices qui ne se prennent pas au sérieux. J’y ai vu une mère aimer sa fille et vouloir le meilleur pour elle (là, j’ai pleuré. oui oui.).
J’y ai vu des chorégraphies tellement drôles et déjantées que j’avais envie de danser sur mon siège, j’y ai entendu des chansons qui font partie de mon panthéon culturel et m’ont transportée dans mon adolescence. D’ailleurs, en ce moment, j’écris musique à fond et derrière remuant sur Dancing Queen. Dieu merci je n’ai pas de web cam…
J’ai dansé, j’ai ri, j’ai pleuré, j’ai applaudi… et je n’étais pas la seule….
A voir avec des copines, pour partager des fous rires, pour se bidonner, pour pleurer de rire et de plaisir…
Une adaptation contestable donc, à prendre au second degrè voire au troisième, kitchissime à souhait, pas sérieuse du tout mais qui vaut tous les prozac du monde !!
La salle était comble ce mercredi soir, mais Stéphanie, Emeraude, Delphine, Fashion, Caro[line] et Chiffonnette étaient toutes aussi déchaînées !
Cultissime, n'est ce pas ?!!
06:01 Publié dans Séance pop corn | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
12.04.2008
L’ILE DE NIM - J. Flackett, M. Levin
Les romans d’aventures d’Alex Rover sont vendus à des milliers d’exemplaires dans le monde entier. Ce héros est le Indiana Jones des enfants. Aventure, courage, il est un modèle pour ses milliers de lecteurs.
Nim et son père Jack Crusoé vivent sur une île déserte au beau milieu de l’océan pacifique. Jack est biologiste marin et étudie le plancton.
Un jour, Jack se perd en mer au cours d’une tempête. Nim, désespérée, écrit à Alex Rover, son héros, et lui demande de venir l’aider. Mais dans la réalité Alex Rover est tout sauf un héros. Il est juste sorti de l’imagination d’Alexandra Rover, romancière agoraphobe. Tout le contraire, quoi.
Voici un bon petit film qui plaira aux enfants. Alexandra finit par décider d’aller au secours de cette petite fille, qu’elle ne connaît pas. Elle affronte le monde et finira par découvrir cette île secrète, inconnue, où Nim et son père vivent en accord total avec la nature.
Respect de la nature, vie en harmonie avec les éléments naturels, dénonciation de l’exploitation touristique ou des modes de vie occidentaux, on pourrait trouver plein de sujets sous-jacents dans ce film. Ils sont malheureusement traités de façon très superficielle, parfois grossière voire lourde, mais c’est avant tout du divertissement enfantin.
La romancière, qui préfère vivre à travers ses livres plutôt qu’affronter le monde réel est un peu caricaturale, mais Jodie Foster remplit là très bien son contrat. Elle est à la fois touchante et amusante. Bonne performance.
Abigail Breslin confirme son talent. Son jeu est plein de fraîcheur et de naturel. Je la préférais dans Little Miss Sunshine où son rôle était plus solide, mais je pense que c’est une jeune actrice prometteuse.
Disons que j’ai bien aimé. Pourquoi ? Parce qu’il nous montre aux enfants que l’on peut s’évader, voyager à travers un livre.
Et rien que ça, ça vaut de l’or !
16:59 Publié dans Séance pop corn | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
23.02.2008
SWEENEY TODD – Tim Burton
"
Après avoir croupi pendant quinze ans dans une prison australienne, Benjamin Barker s'évade et regagne Londres avec une seule idée en tête : se venger de l'infâme Juge Turpin qui le condamna pour lui ravir sa femme, lucy, et son bébé, Johanna. Adoptant le nom de Sweeney Todd, il reprend possession de son échoppe de barbier, située au-dessus de la boulangerie de Mme Nellie lovett."
Je crois qu’il n’y a pas juste milieu avec Tim Burton. On aime, ou on n’aime pas. La tiédeur n’est pas de mise. Chez lui aussi d’ailleurs. Quel que soit l’univers qu’il dessine, il propose toujours un déferlement d’images excessif et irréel, une atmosphère qui collera à la peau mais ne laissera jamais indifférent.
Moi, je suis fan. Fan excessive et totalement acquise à la cause du bonhomme.
Ici, les décors et les images sont d’une beauté gothique fantasmée et éthérée. Londres devient un monde onirique où la laideur et la crasse reflètent les âmes dévoyées et pourries des hommes.
Les hommes, parlons en, des hommes ! Qu’ils soient assoiffés de vengeance (Johnny Depp), assoiffés d’amour et de normalité (Helena Bonham Carter), assoiffés de luxure (Alan Rickman), d’argent, de réussite, les personnages de Tim Burton sont toujours excessifs dans l’anormalité et pourtant sublimes.
Tim Burton a le talent pour réunir des acteurs talentueux et surtout de les magnifier à l’écran. Sous sa direction ils puisent en eux des ressources extrêmes et exploitent leurs souffrances, leurs rages, pour les offrir aux personnages qu’ils incarnent. Ils chantent, puisque le film est inspiré d’une comédie musicale, ils jouent, ils incarnent une humanité dévoyée, désespérée. Seule la fatalité les conduit. Le tout forme un univers poétique, poisseux, envoûtant.
Johnny Depp, bien sûr, son comédien fétiche, y est encore une fois excellent. La rage intérieure, la souffrance, la haine qu’il éprouve sont jouées avec froideur, distance et recul glaçants. Ce type est un aimant, il attire la caméra, le regard, son jeu sont somptueux.
Helena Bonham Carter (Mme Burton à la ville) y est toujours aussi belle, aussi généreuse dans ses propositions.
Alan Rickman y est horrible de vice et de hauteur.
Timothy Spall est répugnant et sirupeux à souhait dans le personnage du bailli.
Une petite mention à Sacha Barton Cohen (Borat !) dans le rôle d’un barbier fourbe et menteur tout à fait savoureux.
Mais ici, point de happy end. Le monde est vicié, pourri. La vengeance servira à assouvir la rage mais n’apaisera pas les âmes. Seule la mort effacera les bains de sang, dans un bain de sang. Sera-t-il purificateur ? Venant de Tim Burton, cela m’étonnerait…
La bande annonce est ici.
07:25 Publié dans Séance pop corn | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
30.12.2007
LE RENARD ET L’ENFANT – Luc JAQUET
Où une enfant devient l’amie d’un renard. Une fillette découvre les traces d’un renard sur le chemin de l’école et décide de partir à sa recherche. En apprenant à écouter la nature, à attendre patiemment que l’animal l’accepte, elle va progressivement être tolérée par le renard et devenir son amie.
Un joli film, agréable à regarder.
De belles images, des plans rapprochés étonnants et des paysages magnifiques (tournés dans le Jura et en Italie).
Des scènes animalières impressionnantes.

La présence pleine de grâce de Bertille Noël-Bruneau, ravissante enfant dont la joliesse et le charme tout naturel sont des atouts importants pour le film.
Les dialogues quasiment inexistants, de même que les parents de la fillette dont on ne connaît même pas le nom laissent à la nature le rôle principal du film. Le récit est raconté par Isabelle Carré que l’on apercevra à la fin du film, jouant la fillette devenue grande et racontant cette histoire à son fils.
Néanmoins le film n’est pas pour les enfants trop jeunes ou trop émotifs, certaines scènes étant assez douloureuses. Et nécessitera quelques explications aux enfants, afin qu’ils comprennent la fiction et ne fassent pas comme cette enfant qui coure la forêt innocemment, approche inconsidérément ours et loups, passe une nuit coincée sous un arbre ou franchit en toute connaissance de cause des gorges dangereuses pour courir après son renard.
19:40 Publié dans Séance pop corn | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
15.12.2007
IL ETAIT UNE FOIS….UN SI JOLI MONDE
Commençons par le film. J’ai emmené 4 petites princesses voir « Il était une fois ».

« La très belle princesse Giselle est bannie de son royaume magique de dessin animé et de musique par la méchante reine. Elle se retrouve à Manhattan...
Déroutée par ce nouvel environnement étrange qui ne fonctionne pas selon le principe "ils vécurent heureux à tout jamais", Giselle découvre un monde qui a désespérément besoin de magie et d'enchantements...
Elle va faire la connaissance d'un séduisant avocat spécialiste du divorce, qui est venu à son aide et dont elle tombe amoureuse. Le problème, c'est qu'elle est déjà fiancée au parfait prince de conte de fées. La question est : un amour de conte de fées peut-il survivre dans le monde réel ? »
Après des débuts que j’ai trouvé plutôt consternants (un dessin animé d’une niaiserie inégalable, une intrigue carrément risible) je me suis laissée prendre au jeu. Certes, nous ne sommes pas dans la sélection du Grand Prix au festival de Cannes, ni au festival du cinéma d’auteur de Rabat, mais il y a indéniablement une certaine fraîcheur dans ce film (malgré quelques gags bien lourds), et surtout, j’ai trouvé certains interprètes excellents.
La jeune Amy Adams qui interprète Gisèle joue très bien les ingénues. Et j’avoue avoir été agréablement surprise par sa « non-botoxisation », elle a des rides d’expression, chose rare au cinéma !
Patrick Dempsey interprète un avocat spécialisé dans les divorces. Dans la mesure où on ne le prend à aucun moment pour le Dr Mamour de Grey’s Anatomy, il a plutôt réussi à se détacher du personnage qui l’a fait connaître. Il est fiancé à Nancy (Idina Menzel) mais tarde à l’épouser.
J’ai surtout été impressionnée par James Mardsen qui interprète le rôle du Prince Charmant (Edward). Il est délicieux de bêtise et de crucherie ! D’une part son physique colle parfaitement au personnage de contes de fées (la blondeur en moins), mais il en fait à la fois beaucoup et justement pas trop. Il n’en rajoute jamais et a pourtant l’air le plus gentiment abruti possible !
Et, bien évidemment Susan Sarandon, dans le rôle de Narissa la méchante reine mère, est (comme toujours) parfaite. Je regrette seulement qu’elle ne fasse finalement qu’une brève apparition.
Elle s’est visiblement beaucoup amusée à jouer une reine cruelle, vicieuse et théâtralement menaçante. Qu’elle soit drapée d’une cape et maquillée en Cruella ou transformée en vieille femme édentée, elle est impressionnante.
Sur le chemin du retour j’ai demandé à mes 4 princesses (7 et 8 ans) ce qu’elles avaient aimé. Elles ont toute répondu qu’elles préféraient Robert (l’avocat, Patrick Dempsey) au Prince Edward : « parce qu’il est trop bête, ce prince ! ».
Elles ont en revanche été divisées quand je leur ai demandé quelle jeune femme elles préféraient, deux d’entre elles ont préféré Giselle « parce qu’elle est trop belle » tandis que les deux autres préféraient Nancy « parce qu’elle finit dans un vrai conte de fées ».
Un joli film divertissant, où l’on apprend que le prince charmant n’est pas forcément celui qu’on croit, que l’on peut se tromper et que l’homme de sa vie est souvent caché tout près !
Je saisis maintenant cette occasion pour parler d’une autre histoire de princesses, j’ai nommé le dernier livre de Stéphane Bern « Un si joli monde » que Anne m’a gentiment prêté.
Malgrè son humour, le roman est assez ennuyeux, rempli de poncifs, certes vrais mais pas nouveaux. Les people, la jet-set, les princes et les princesses de la « vraie vie » sont cruels méchants, hypocrites, avides etc… Ce n’est ni un bon ni un mauvais roman : un bouquin de plage peut-être pour qui aime ce genre, mais sans plus (même si parfois, certains passages m’ont bien fait sourire et rappelé certaines personnes de ma connaissance....
Et si je veux faire d’une pierre deux coups, c'est pour dire que, pour une fois, je préfère un film de Disney à un livre, et les princesses de cinéma aux vraies-garces-fausses-altesses décrites par Stéphane Bern !
Les avis de Fashion, Anne et Ori sur le film,
Celui de Anne sur le livre de Stéphane Bern.
18:05 Publié dans Séance pop corn | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
10.11.2007
Les promesses de l’ombre – David Cronenberg
Bouleversée par la mort d'une jeune fille qu'elle aidait à accoucher, Anna tente de retrouver la famille du nouveau-né en s'aidant du journal intime de la disparue, écrit en russe. En remontant la piste de l'ouvrage qu'elle tente de faire décrypter, la sage-femme rencontre Semyon. Elle ignore que ce paisible propriétaire du luxueux restaurant Trans-Siberian est en fait un redoutable chef de gang et que le document qu'elle possède va lui attirer de sérieux problèmes...Pour Nikolai, chauffeur et homme de main de la toute-puissante famille criminelle de l'Est, c'est le début d'une remise en cause. Entre Semyon et son fils Kirill, prêts à tout pour récupérer le journal, et l'innocente Anna, sa loyauté va être mise à rude épreuve. Autour d'un document qui se révèle de plus en plus explosif, plusieurs vies sont en jeu, dont la sienne, alors que se déchaînent les meurtres et les trahisons dans la famille comme dans la ville...
C’est un polar où la plupart des plans sont magnifiques : la lumière et les cadrages offrent des plans envoûtants et glaçants, d’une très grande beauté.
C’est un polar extrêmement bien joué. Vincent Cassel est le fils d’un parrain de la mafia russe installé à Londres. Il est décadent, cruel, cynique, dénoué de toute morale, sans jamais tomber dans la caricature. J’avoue avoir été soufflée par son jeu.
Viggo Mortensen est le chauffeur de Kyrill (V. Cassel) : tout en retenue, froideur, son interprétation est parfaite.
Naomi Watts y est à la fois innocente et résolue, elle apporte le charme qui apaise la cruauté des images.
Dans une scène, qui se déroule au hamman, Viggo Mortensen est nu. J’ai essayé de voir, de regarder, malheureusement c’est une scène tellement barbare que j’ai dû fermer les yeux. Parfois j’entrouvrais mes doigts pour tenter ce capter un plan, un petit morceau de son corps…. rien à faire, mon voyeurisme n’a pas pu affronter la violence de la scène !
Au final je ne sais que penser de ce film : les images et les plans sont magnifiques, l’interprétation est excellente de même que la mise en scène, le scénario est somme toute relativement classique, mais l’atmosphère est tellement pesante, noire, qu’il m’a été difficile d’être totalement enthousiaste en sortant de la salle.
07:50 Publié dans Séance pop corn | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
04.11.2007
L'HEURE ZERO - Pascal Thomas
Quelle drôle d’idée a eue Guillaume Neuville de rassembler pour des vacances de fin d’été à la Pointe aux Mouettes, chez sa tante la riche Camilla Tressilian, son ex-épouse Aude et la nouvelle tenante du titre, l’explosive Caroline, sous prétexte d’en faire des amies…
C’est de l’inconscience pour ne pas dire plus car il n’a quand même pas la naïveté de croire qu’elles vont tomber dans les bras l’une de l’autre.
Si ces deux femmes que tout oppose ne se sont pas encore écharpées, c’est qu’elles se retiennent. Pour l’instant. Les vertus calmantes de l’air marin et de la côte Bretonne, sans doute…. Mais les choses n’en resteront pas là.
Deux Madame Neuville sous le même toit, c’est une de trop. D’autant que l’Heure Zéro arrive : celle où tout converge pour que le crime parfait soit exécuté dans ses moindres détails…
Réticente à l’idée de recevoir sous son toit les deux épouses Neuville, Mme Tressilian finit par s’y résoudre. Elle sait qu’on ne peut rien contre l’évolution des moeurs.
Cette étrange réunion de famille tourne à la tragédie, lorsque l’on trouve un beau matin Mme Tressilian assassinée dans son lit, le crâne fracassé…
Eh bien c’est un très joli film, qui se déguste avec bonheur !
L’atmosphère y est à la fois lourde de secrets, de défiance et de suspicion, tout en étant parsemée de délicieuses touches d’humour.
Pascal Thomas (qui avait réalisé « Mon petit doigt m’a dit », petit bijou au savoureux charme suranné) adapte ici un roman peu connu d’Agatha Christie.
Le meurtre (qui est présenté au début du film comme le résultat d’une « mécanique criminelle en route depuis longtemps »), n’est que la conséquence d’une succession de situations, d’un enchaînement de circonstances qui vont mener le meurtrier à passer à l’acte.
Et c’est là que réside le charme de ce film. On y découvre une galerie de personnages dont l’apparente innocence cache de ténébreux passifs faits d’amours déçues, de rancoeurs, de jalousies et d’envies.
Chiara Mastroianni interprète Aude Neuville, la première femme de Guillaume. Son personnage est tout en langueur et en mélancolie.
Melvil Poupaud est Guillaume Neuville : apparemment sur de lui, imbu, il est partagé entre sa première et deuxième femme.
Laura Smet est Caroline Neuville, la deuxième femme de Guillaume. Agaçante, horripilante, égocentrique, hystérique, elle est l’opposé total d’Aude Neuville qu’elle déteste cordialement.
Alessandra Martines est Marie Adeline, secrétaire/dame de compagnie de Camillia Tressilian (Danielle Darieux, parfaite). Marie Adeline dissimule derrière un dévouement fidèle beaucoup de frustrations et d’amertume.
Le commissaire Martin Bataille est interprété par François Morel, à la fois perspicace et amusant. Son humour noir ne l’empêche pas de jauger tout ce petit monde avec un œil de lynx.
D’autres personnages contribuent à colorer cette belle palette de caractères, et j’ai particulièrement apprécié les deux rôles de domestiques, Heurtebise (Paul Minthe) et Emma (Valériane de Villeneuve), qui sont jubilatoires et apportent une belle teinte drolatique au film. 
En résumé, une comédie policière qui se laisse voir avec délectation.
09:00 Publié dans Séance pop corn | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note





