10.02.2011

Citation du jeudi

"Entre deux nappes de brouillard éthylique, le médecin se dit qu'elles étaient toutes cinglées, au contraire du petit tas de voisines convaincues que ma mère seule l'était. Exhumant son stéthoscope, il ausculta longuement le ventre. Se redressant, il déclara "Cette femme va avoir un bébé".

Nouveau hurlement de ma mère.

"Je dirais même que c'est imminent.

- Voulez vous que je mette de l'eau à bouillir ? offrit l'une des voisines ?

- Pourquoi pas, fit-il. Un petit thé me ferait du bien."

 

Pas Sydney Poitier, Percival Everett

(Actes sud, janvier 2011)

 

 

Une idée de Chiffonnette :)

 

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21.10.2010

Si t'es beau t'es con

(Françoise Dorin)

 

Tiens, aujourd'hui, je pense à Chiffonnette.

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"Si les points de suspension pouvaient parler, ils pourraient en dire, des choses et des choses ! "

 

"Le rire désarme, ne l'oublions pas."

Pierre Dac

 

"Mieux vaut ne rien dire et passer pour un con que de l'ouvrir et ne laisser aucun doute à ce sujet" Gustave Parking

 

"On est toujours le con de quelqu'un. Et tant pis pour lui". Jean Dion

 

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23.09.2010

Citation du mercredi

1860882795.gif« Dans les mauvais romans il se passait des tas de choses, mais beaucoup moins dans les bons. »

 

 

« Certains livres froissaient sa fougue adolescente. Elle se demandait aussi pourquoi l’héroïne de Madame Bovary ne se tirait pas une balle dans la tête ou ne prenait pas un bateau à destination de l’Amérique. »

 

 

Les jeux de la nuit, Jim Harrison

 

 

La citation du jeudi est une idée de Chiffonnette

 

 

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09.09.2010

Le jeudi, c'est Ellory

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"Elle sent la main sur son épaule. Elle est raide maintenant, chaque muscle, chaque nerf, chaque tendon, chaque atome de son être, tendus comme des câbles.

Elle se laisse vaguement porter à mesure qu'elle sent ses mains lui enserrer la nuque. Elle sent la puissance de son étreinte, elle sait qu'il a besoin de rassembler toute sa volonté, toute sa discipline, pour faire ça. Elle sait qu'il en souffrira plus - beaucoup plus - qu'elle.

Catherine tente de se retourner un peu, mais, ce faisant, elle sait qu'elle accélère le processus. C'est peut-être pour ça qu'elle se retourne. Elle sent la pression de ses doigts, qui se déplace quand lui se déplace vers la droite, quand il maintient son étreinte sur sa gorge même lorsqu'il s'écarte sur le coté, change de tempo, appuie plus fort, se détend, se sert de son avant-bras pour incliner la tête de Catherine à gauche.. Elle a les yeux qui piquent, et des larmes emplissent ses paupières inférieures, mais elle ne pleure pas. C'est une sorte de réflexe involontaire et, dans sa poitrine, la tension monte quand ses poumons commencent à sentir l'absence d'oxygène... Elle a le tournis. Au moment où ses paupières vacillent, elle aperçoit des fusées aux couleurs indéfinissables..."

 

"Et ensuite, nous avons trouvé la lilmite qui sépare la vérité du mensonge. Nous l'avons franchie tant de fois qu'elle s'est brouillée, qu'elle s'est estompée, qu'elle a, pour finir, complètement disparu.

Peut-être les pires mensonges étaient-ils ceux que nous racontions pour la bonne cause.

Peut-être les pires mensonges étaient-ils ceux que nous nous racontions."

 

Les anonymes, R.J. Ellory, 2010

La citation du jeudi est une idée de Chiffonnette.

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29.07.2010

Quoi de nouveau ? - Molière. (SG)

1860882795.gifMoi, les citations, j’adore ça. J’en picore tout plein, dans des dicos, dans des bouquins, dans des pièces, dans des recueils. Je les note, je les retiens, je les oublie, je les perds, je les recherche, je les retrouve en battant des mains. Alors forcément, quand Chiffonnette lance le Comité pour la réhabilitation du jeudi, ou la citation du jeudi, ben forcément, j’adore et j’adhère. En plus, c’est Chiff. C’est pas comme si c’était n’importe qui. C’est Chiff. Et moi, Chiff, je l’aime. S'il y a bien une fille bien dans la blogo littéraire, c’est Chiff, malgré notre différend sur la moutarde dans la tapenade. Pour tout le reste, j’adore cette fille qui me donne des milliards de complexes d’infériorité quand je lis ces billets tellement vachement bien que je me sens toute naze à coté. Et en fait, j’ai même fini par en mettre, de la moutarde dans la tapenade. C’est dire.

 

Donc ce matin je me suis jetée sur mes dictionnaires des citations (les françaises et celles du monde entier) qui sont vieux comme le monde ou en tous cas ont la couverture vénérablement jaunie des dicos qui m’accompagnent dans tous mes déménagements depuis que je les ai achetés en 1ère Littéraire, autant dire il y a mille ans. Et puis pouf, inspiration, mémoire, souvenirs, je les recale aussitôt pour me ruer sur un petit recueil qui m’accompagne lui aussi depuis des lustres.

 

Bon, tout le monde les connaît, sans doute.

 

Lui, c’est un des dramaturges les plus connus. Notamment pour ses piques, ses tirades, ces claques verbales et son cynisme oral qui, bien que lus, vus, relus, revus, me laissent encore et toujours béate de rire et d’admiration.

 

On y go ?

 

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"Elle est partie en claquant la porte. Elle avait l’air de gifler ma maison."

 

 

 

"On n’est pas toujours en beauté – mais ne t’en inquiète pas. Tu me plais tellement que, quand il t’arrive de ne pas être jolie, je te trouve belle."

 

 

"Toi, quand tu arriveras à l’heure, c’est que tu te seras trompée d’heure."

 

 

"Dieu, que tu étais jolie ce soir au téléphone ! "18393418_jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20041103_123414.jpg

 

 

"Il y a en toi quelque chose d’ingénu qui disparaît aussitôt que tu fais l’enfant."

 

 

"J’imagine un cocu disant : Ce qui m’exaspère, c’est de penser que ce monsieur sait maintenant de quoi je me contentais."

 

 

 

 

 

 

Voilà, aujourd’hui, c’est Guitry. Sacha de son prénom.

 

 

 

 

 

 

 

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