18.12.2008
PERETTE, FEMME DU MONDE
Perette, un beau matin de décembre, s’en alla avec grâce vers les grands magasins, décidée à boucler à l’avance ses achats de Noël. Prudemment munie d’une liste des personnes qu’elle voulait gâter, elle n’oublia cependant pas le chèque cadeau qu’une marque de prêt-à-porter lui avait envoyé. Elle en profiterait pour s’offrir un petit quelque chose.
Perette commença par se rendre au magasin de jouets le plus proche. Affolée de voir de si bon matin une horde déjà grondante de mamans affairées, elle se dirigea vers la librairie.
Ici aussi, les rayons étaient pris d’assaut et la file interminable qui s’allongeait devant les caisses incita Perette à rebrousser chemin.
Elle se dit que le mieux serait d’aller choisir avant tout SON petit cadeau et se dirigea vers le magasin de prêt-à-porter.
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29.10.2008
PERETTE TERRORISTE
Un jour, il y a fort longtemps (au temps où Perette était encore jeune (et bête) (et naïve) (et innocente) (et sportive), Perette, donc, il y a des siècles, prit l’avion pour la première fois.
Perette ne faisant jamais les choses à moitié, prit l’avion non pas pour monter à la capitale mais pour se rendre au Népal.
Perette, pour se rendre au Népal donc, prit l’avion. Et comme Perette et ses amis étaient loin d’être fortunés, en bons étudiants, ils prirent l’avion qui s’arrêtait en Arabie Saoudite ainsi qu'au Bangladesh avant d’arriver au pays des temples et des treks (et d’autres saletés mircrobiennes qu’elle chopa là-bas mais là n’est pas la question). Perette s’embarqua donc sur Air Bangladesh, chargée comme un baudet.
(Quelques années après Perette se dit qu’elle pourrait stopper là son récit, le nom même de la compagnie suffisant à la faire hurler de rire devant tant d’inconscience).
Ne riez pas bêtement non plus, Air Bangladesh n’est pas Cacahouète Air Lines et Perette, comme l’autre, fit un beau voyage.
Au bout de quelques heures, l’avion se posa sur le tarmac brûlant de Djedda.
Perette put enfin cesser d’agripper sa voisine et se détendre enfin.
Le commandant de bord informa les passagers qu’ils pouvaient, pendant cette escale ravitaillement, se rendre dans la zone de transit de l’aéroport et profiter des duty free shops en toute sérénité.
Les amis de Perette profitèrent de l’occasion pour alléger leur portefeuille tandis que Perette préféra attendre sagement (il faut dire qu’elle avait peur que l’avion reparte sans elle, Perette connaissant son shopping addiction, craignait d’être oubliée dans une cabine d’essayage) (en fait, Perette avait peur tout court).
Perette prit un livre, lut quelques pages et décida quand même de se dégourdir les jambes. Elle saisit sa besace et sortit sur la passerelle. Elle s’assit alors sur les marches, et admira le ciel étoilé, huma l’air sec, pourtant légèrement incommodée par une odeur assez forte. Elle savourait ce moment d’intense tranquillité depuis quelques minutes quand elle remarqua une poignée de policiers s’avancer vers elle, l’air plus que menaçant, l’invective injurieuse et l’œil assassin.
Perette regarda les policiers, étonnée par leur colère et –il faut l’avouer – intimidée par les mitraillettes pointées sur elle. Les militaires apostrophaient avec violence, les mécaniciens s’y mettaient aussi, Perette sentait l’hostilité et la menace fondre sur elle (et se demandait si ses parents pourraient payer un avocat pour la sortir des geôles infernales où elle croupirait pour le restant de ses jours, victime innocente d’une bavure imprévue). Elle tremblait, les larmes aux yeux et surtout, elle ne comprenait rien à leurs injonctions furibondes. Elle regretta de ne pas être allée dans le bus pour acheter une babiole, un foulard, un livre, n’importe quoi qui lui aurait épargné la geôle.
Au bout d’un moment (qui sembla à Perette durer toute une nuit) elle comprit.
A son grand désespoir.
Elle regarda les policiers.
Elle regarda les techniciens.
Elle regarda l’avion.
Elle regarda le camion à coté de l’avion
Elle regarda le long tuyau qui passait du camion à l’avion.
Elle reconnu l’odeur qui l’avait incommodée.
L’odeur du kérosène.
Elle regarda son bras.
Elle regarda sa main.
Elle regarda la cigarette qui rougeoyait au bout de sa main.
Cette cigarette dont elle ne savait plus que faire. Cette cigarette dont la cendre voletait au travers la passerelle. S’effilochait dans l’air, survolant le camion, le tuyau, l’avion, les soldats…
Cette cigarette qui la condamnait. L’acculait. La faisait plonger dans ses affres de honte et de regret. Lui faisait comprendre la menace, le danger, l’inconscience.
Enfin, une hôtesse aussi aimable qu’un prédicateur devant satan, lui tendit un cendrier. Ecarlate et morte de honte, elle écrasa donc maladroitement sa cigarette et rentra tête baissée dans l’avion. Sous les imprécations et menaces des soldats auxquelles elle ne comprenait toujours rien, sauf le sens général. Et ce n’était pas beau à entendre.
Perette se jura d’arrêter de fumer illico, promesse qu’elle tint fermement jusqu’à la prochaine escale à Dakkah, Bangladesh. Mais elle attendit d’être à l’aéroport pour cela. (Il lui arriva bien entendu une nouvelle aventure, mais, peut-être vous la racontera-t-elle un jour prochain).
Moralité : il n’y en a pas. Perette fait juste ici un coming out, décidant s’assumer sa stupidité. Et se félicite tous les jours des campagnes anti-tabac. Et de la décision de faire figurer Air Bangladesh sur les listes noires des compagnies aériennes. Ils accueillent vraiment n’importe qui dans ces avions. Un jour, ils finiront par avoir un problème.
***
Aider les enfants du Népal : Les amis de Laprak
06:31 Publié dans Brune dehors blonde dedans | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
29.08.2008
BREVES DE PERETTE - Perette is a Wii-ner
Perette, entourée de ses nièces, découvrait pour la première fois la Wii.
Il lui fallut un moment pour s'habituer au maniement de la télécommande, mais, après quelques essais-ratés-n'importe quoi, Perette finit par maîtriser la chose et put enfin jouer.
Autant dire tout de suite que Perette est une bête au bowling. A coup de strikes et de spares, elle battit à plate couture son beau-frère (comme elle l'avait battu au scrabble peu de temps auparavant, prenant ainsi une revanche vieille de plusieurs années ; Perette a la mémoire longue quand elle veut (et courte quand ça l'arrange)).
Perette jouait également avec/contre sa nièce. Le petit copain de celle-ci observait la tante et la nièce, chacune convaincue d'être la meilleure, la seule, l'unique.
La nièce décida de défier sa tante au tennis. Perette releva le défi, décidée à lui montrer qu'on peut avoir dépassé la trentaine sans être fichue pour autant.
Le match Djeuns / "Age un peu plus mûr" pouvait commencer.
Là, il convient de rappeler que Perette a appris à jouer au tennis il y a longtemps, quand elle avait 12 ans. Au bout d'une année de cours, on lui demanda d'être arbitre lors de matches inter-élèves.
C'est alors que tout le monde compris que Perette, malgrè une année passée à apprendre, n'avait toujours assimilé les règles du jeu. Perette, pour faire bonne figure, lançait des "Ace" "Let" "Out", au hasard des échanges et n'importe quand, même quand la balle n'avait pas encore touché le sol. On changea d'arbitre avant même la fin du premier set. Là s'arrêta l'apprentissage de Perette.
Bref.
Perette s'empara donc d'une télécommande. Sa nièce de l'autre.
Le match commença. Chacun retenait sa respiration. Le petit copain se tendait tout entier vers sa dulcinée adolescente tout en essayant de ne pas manquer de respect à la tante (même s'il avait intérieurement noté à quel point cette tante était ravissante, tellement jeune que c'en était surprenant, intelligente et particulièrement sympathique)(il ne l'a pas dit à Perette mais Perette a deviné ses pensées).
Le premier échange fut gagné haut la main par la nièce.
Perette rebondit immédiatement et tenta de rattrapper la balle. A gauche. Non. A droite. Flute, à gauche. Arrggh ! Raté ! Noooon ! Perette enchainait les mouvements, frappait à gauche et à droite de plus en plus vite mais jamais ne touchait cette .... de balle qui semblait défier Perette, la narguer en passant tout près de sa raquette mais en n'y rebondissant jamais.
Bon sang de bon soir, s'écria Perette (en fait elle dit tout autre chose que l'élégance m'empêche ici de répéter). "Je tape du bon coté mais ça ne marche pas ! Pourtant j'appuie sur le bon bouton, non ?".
Perette s'immobilisa, remarquant enfin l'hilarité de son public. Nièces, petit copain, soeur, beau-frère, fifille aussi, tous avaient les larmes aux yeux et le rire tonitruant.
On lui expliqua : après chaque échange, la Wii remontrait le tout au ralenti.
Perette pouvait taper autant qu'elle voulait, ce n'était qu'un ralenti, et pas un nouvel échange.
Et le mot "Ralenti" était bien indiqué sur l'écran.
Le petit copain en rit encore, sans doute. Il racontera dans les soirées ado les exploits d'une tante jeune et jolie mais pas très douée. Et la nièce se dira qu'il vaut mieux que Perette continue à l'alimenter en livres plutôt qu'en défis sportifs. Le beau-frère, lui, n'a même pas été surpris. Il connait sa belle-soeur.
Depuis, Perette veut une Wii.
Pour jouer au bowling.
07:00 Publié dans Brune dehors blonde dedans | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
19.08.2008
BREVES DE PERETTE
Perette s'en allait gaiment, légère et court vêtue, à la rencontre d'auteurs sous le soleil du Midi.
Elle rencontra un auteur spécialisé dans l'angoisse, un autre spécialisé dans la vie et ses étincelles de bonheur, en attendit un autre en fumant sereinement sur le port de Six-Fours fouetté par le mistral. Lunettes noires sur le nez et jupe au vent, Perette discuta avec l'homme charmant, lui tendit l'exemplaire d'une amie spécialisée dans la "author-mania" ou la "chouchouïtude écrivaine" afin qu'il lui dédicace l'exemplaire soigneusement confié à Perette.
Sur le chemin du retour, Perette reprit sa petite voiture. Il faisait bon, c'était la fin de la journée et la lumière s'amenuisait lentement.
Perette alluma ses phares et se demanda s'ils fonctionnaient. En effet, malgrè le crépuscule qui s'étiolait, passant du rose au mauve, parsemé de trainées parmes, malgrè l'autoroute largement éclairée par une municipalité soucieuse du confort de ses riverains, Perette n'y voyait pas grand chose.
Perette s'inquiétait. Elle avait l'impression de conduire en pleine nuit alors qu'il n'était que 21 heures 30 en plein mois d'août.
Perette alluma puis éteint ses phares et ne constata aucune différence.
Perette continua sa route prudemment.
Soudain, Perette compris.
Elle enleva ses lunettes noires.
Perette avait retrouvé la vue.
06:08 Publié dans Brune dehors blonde dedans | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
08.08.2008
PERETTE GUIDE TOURISTIQUE
Il y a quelques semaines, Perette se proposa d’accompagner Celle qui était increvable pendant une journée autour de la capitale.
Cette amie bloggueuse venait passer quelques jours à Paris dans le but de gagner haut la main un certain jeu de pistecommis par Perette et ses amies.
Les différentes sardoniques organisatrices s’occupèrent de Celle qui était increvable à tour de rôle.
Perette proposa à Celle qui était increvable de visiter Saint Germain en Laye ou Versailles. L’honnêteté m’enjoindra d’avouer que la réponse espérée par Perette était Saint Germain en Laye, où Perette avait besoin de faire quelques courses.
Malheureusement, Celle qui était increvable avait déjà visité ladite ville et choisit donc de visiter Versailles.
07:18 Publié dans Brune dehors blonde dedans | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
23.05.2008
Le shopping, c'est moins cher qu'un psy...
Y'a pas que les gourdasses blondes de chez Zag qui pensent que le shopping c'est moins cher qu'un psy....

08:09 Publié dans Brune dehors blonde dedans | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
03.04.2008
PERETTE ET LE PARIS-PEKIN
Perette se faisait une joie d’aller voir Délirium, le dernier spectacle du Cirque du Soleil. Le spectacle avait lieu au Palais Omnisport de Paris Bercy.
Perette habite à l’Ouest de Paris. Elle se dit qu’elle partirait tôt afin de profiter des premiers rayons de printemps pour se balader dans Paris avant de rejoindre son cheretendre.
Il faut savoir qu’à Paris, les heures de pointe sont à éviter. Traverser Paris entre 18h30 et 20h relève du défi si l’on est pressé.
Elle quitta donc son village largement à l’avance, le cœur léger à l’idée de cette promenade printanière et de la magnifique représentation qui l’attendaient.
Perette conduisait donc sa petite voiture le moral en beau fixe, l’œil guilleret et l’esprit ailleurs.
Les premiers kilomètres furent tout à fait idylliques. Perette franchit les 35 km qui la séparent de Lutèce en 20 mn. Perette franchit les Champs Elysées sans embûche, si ce n’est qu’elle faillit écraser un Japonais Nikonisé qui tentait de photographier l’Arc de Triomphe planté au beau milieu de l’avenue.
Perette rêvassa devant le Grand Palais et le Louvre chatouillés par un soleil encore timide, s'imagina flânant nonchalamment sur le Pont des Arts, admira les fières tours de Notre Dame. Elle rit de constater à quel point les animaleries du Quai de la Mégisserie attirent du monde. Quelques ralentissements la contrarièrent, mais la circulation était néanmoins très fluide pour cette fin d’après-midi.
Il faut savoir que Perette connaît très bien la capitale où elle a longtemps vécu. Surtout les quartiers Ouest. Du Pont Neuf au Bois de Boulogne, Perette n’hésitera jamais sur la route à suivre. Elle avait vérifié l’itinéraire qui semblait simple : toujours tout droit en prenant les quais.
Perette venait de franchir la limite de ses connaissances et repères. Elle fit donc particulièrement attention à ne pas rater le panneau indiquant Paris Bercy. Elle repéra bientôt le fameux panneau et s’engagea consciencieusement sur la voie indiquée.
Perette poursuivit sereinement son chemin. Au bout d’un moment cependant elle s’interrogea. N’avait-elle pas dépassé Bercy depuis plusieurs minutes ?
Elle remarqua alors ce panneau :

Il faut croire que Perette avait soit a) raté la sortie, soit b) été télétransportée en direction de Troyes, Nancy ou plus simplement Marne la Vallée par des extraterrestres particulièrement vicieux, le tout bien évidemment à l’insu de son plein gré. Perette était sur l'autoroute de l'Est.
Perette garda son sang froid et surveilla les panneaux de sortie. Au bout d’un moment qui lui sembla aussi long qu’un Paris-Pekin, elle prit la première issue et arriva là :

Elle pensa qu’en prenant à gauche, elle retournerait en sens inverse. En toute logique. Or, Paris était indiqué à droite. Obéissante, elle prit à droite. Se retrouva à Saint Maurice.
Fit demi-tour. Retrouva l’autoroute au bout de quelque errance pour le moins inquiète.
Éminemment soulagée d’être enfin sur la bonne voie, elle se dit que sa promenade parisienne serait courte, mais qu’elle avait encore pas mal de temps devant elle. Perette était décidée, elle passerait une bonne soirée, quoi qu'il advienne.
Elle sortit en direction de la porte de Bercy.
Suivit scrupuleusement les indications.
Se retrouva dans le 13èmearrondissement (Bercy est dans le 12ème).
Regarda son plan.
N’y comprit rien.
Fit demi-tour.
Vérifia qu’elle était bien dans le 12ème arrondissement sur une plaque de rue.
Laquelle plaque lui apprit qu’elle était là :

Là, Perette se gara et envisagea de continuer à pieds ou en métro. La honteuse perspective de dire à son mari, après le spectacle, que la voiture n’était pas dans le parking du POPB (en outre réservé AVEC le spectacle) la fit renoncer.
Elle consacra quelques minutes à retrouver son calme, son optimisme, et sa résolution de passer une bonne soirée.
Elle repartit.
Retrouva enfin le boulevard tant recherché.
Décida que le coupable de tant de désagréments serait la Marie de Paris et les travaux qu’elle entreprend pour le futur tramway, fermant les voies, brouillant les pistes et grugeant délibérément les innocentes et fragiles jeunes femmes.
Perette arriva enfin devant le Palais Omnisports de Bercy. Elle chercha le parking qu’elle devait utiliser (Perette avait réservé son parking avec son billet. Elle devait donc se rendre au Parking n°38.
Elle s’engagea vers les parkings. Se retrouva devant le parc n°2. Expliqua au charmant monsieur qu’elle était perdue, ne savait pas trouver la bonne entrée, en avait marre, voulait mourir, qu’elle l’aimerait toujours s’il lui permettait d’entrer et de LAISSER sa voiture. Le charmant monsieur lui expliqua que les billets prépayés devaient se garer dans le parking n°38 et qu'il ne sert à rien de préréserver si on change d'avis. Il finit cependant par prendre Perette en pitié et lui indiqua comment s’y rendre en l’autorisant à traverser son parc, en sortant puis tournant immédiatement à droite.
Ce que fit Perette.
Qui se retrouva devant le parc n°5.
Perette était, là, au bord de la crise de nerfs. Son pied gauche fatigué la démangeait, elle regrettait amèrement d’avoir bu un grand verre de coca light avant de partir.
Elle alla voir le gardien et le supplia de la laisser se garer. Préréservé, pas réservé, on était à Bercy et c’était là l’essentiel. Perette avait l’œil et la voix tremblants. Le Monsieur lui expliqua que, sans problème, elle pouvait laisser sa voiture et que son billet la ferait sortir sans payer. Perette lui déclara sa flamme.
Perette était donc enfin arrivée à destination.
Elle n’avait plus le temps de se promener aussi s’installa-t-elle dans un café, commanda un verre de vin blanc et attendit son mari.
Perette croit que son mari a pensé un instant à divorcer : son regard consterné quand elle lui raconta sa mésaventure fut éloquent.
Au retour, il conduisit, et ils furent rentrés dans leur paisible village en moins de 35 minutes.
Moralité : il ne faut pas croire en sa bonne étoile, et 1) utiliser un GPS, 2) ne jamais confier à Perette le rôle de copilote.
06:19 Publié dans Brune dehors blonde dedans | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
19.03.2008
PERETTE ET LES FILLES DANS LE VENT
Perette s’en alla lundi dernier, légère et court vêtue, à la capitale.
Elle avait rendez-vous avec deux amies pour travailler sur certaines énigmes d’un certain jeu d’un certain événement organisé par une certaine blogosphère littéraire.
Perette prit sa petite voiture et – ô miracle – ne la raya pas, ne brûla pas de feu rouge, ni de stop, n’écrasa personne et arriva indemne à la capitale, au grand soulagement de sa voiture.
Perette retrouva d’abord Celle-qui-avait-des-idées-plein-la-tête dans un café branché du ventre de Paris. Elles furent bientôt rejointes par Modasse Girl, comme il se doit pendue au téléphone. Au passage, Perette lance un avis interblogosphérique : que le méchant capilliculteur qui a dérobé la somptueuse crinière de Modasse Girl se dénonce. Ladite crinière appartient à la blogosphère qui compte bien en faire une écharpe et donc un lot pour ledit événement du 5 juillet.
Pendant toute une après midi, Modasse Girl, Celle-qui-avait-des-idées-plein-la-tête et Perette travaillèrent d’arrache pied sur ces énigmes. Retorses, perverses, malicieuses, démoniaques, les trois bloggueuses s’amusèrent comme des folles à imaginer des énigmes aussi tordues qu’hilarantes, aussi littéraires que « gossipiennes ». Elles s’en fichent, elles n’auront pas à les déchiffrer, ni à se plier aux exigences des épreuves imposées qu’elles comptent infliger aux participants. En revanche elles en rient d’avance.
De temps en temps, Perette et ses amies faisaient une pause (nicotine et goudron pour Perette, visite des WC des hommes pour Modasse Girl. Seule Celle-qui-avait-des-idées-plein-la-tête était sage comme une image et les rappelait à l’ordre quand ses camarades déviaient dangereusement du but de l’après midi).
Après quelques heures d’intense réflexion, de torturage neuronesque, les trois comparses filèrent dans une librairie, errèrent en papotant parmi les ouvrages d’art et les cahiers rigolos qu’elles achetèrent.
Leur conversation tourna bien sûr encore et toujours autour de la littérature et du théâtre, aussi évoquèrent-elles très sérieusement les mérites comparés de Jean-Paul Sartre et de Pierre Arditi.
Toutes trois rejoignirent enfin d’autres comparses. Secret Girl les accueillit dans son nouveau boudoir, où les attendaient Saphirette, Celle-qui-avait-mangé-trop-de-choucroute et Celle-qui-avait-un-décolleté-plongeant.
Bientôt arriva l’Homme de la soirée, j’ai nommé Zigoto. Zigoto que Perette ne connaissait pas et qui la fit tomber à la renverse quand il arriva, tel Zorro sur son cheval blanc renversant Joséphine Ange Gardien.
Les joyeux lurons passèrent une bonne soirée, voire une très bonne soirée, au cours de laquelle les filles offrirent un ouvrage d’art amoureusement dédicacé par l’auteur à Zigoto qui mit plusieurs minutes à s’en remettre, offrirent à Secret Girl quelques menues bricoles dont un cahier de secrets et un talisman secret-sacré à glisser dans son portefeuille…
Ils surveillèrent leur ligne, furent très raisonnables, ne se jetèrent pas sur le chocolat et n’abusèrent pas du Montbazillac.
Enfin, après moult éclats de rire ils se séparèrent. Tandis que Secret Girl rangeait son boudoir devenu foutoir, Modasse Girl, Celle-qui-avait-mangé-trop-de-choucroute, Celle-qui-avait-un-décolleté-plongeant et Celle-qui-avait-des-idées-plein-la-tête prirent le risque inouï, osé, courageux, d’emprunter le train de banlieue qui les ramènerait à la capitale, sous la protection de Zigoto prêt à dégainer son taille-crayon au moindre incident.
Saphirette et Perette s’en allèrent reprendre la voiture. Elles finirent par trouver le parking souterrain, et là faillirent bien ne pas trouver la sortie dudit parking. Au bout de quelques contresens, de quelques cercles et circonvolutions erratiques, elles finirent par en sortir, au grand soulagement de Saphirette qui menaçait de s’étouffer et risquait l’apoplexie en s’imaginant tournant et tournant sans fin dans ce labyrinthe tout droit sorti de l’imagination tordue d’un architecte alcoolique.
Perette ne brûla pas de feu rouge mais s’arrêta consciencieusement aux feux verts, raccompagna Saphirette et pris enfin l’autoroute pour s’en retourner dans sa campagne, après néanmoins avoir failli prendre les quais à contresens.
Au final, Perette imagine déjà les éclats de rire qui rempliront la journée du 5 juillet, attend impatiemment les prochaines séances de préparation, et vous recommande chaudement (et perversement) de venir rejoindre les filles dans le vent le 5 juillet prochain.
D’ici là, un concours de marque-pages est brillamment lancé par Celle-qui-avait-des-idées-plein-la-tête, Perette vous incite donc vivement à saisir plumes, pinceaux, crayons et feutres pour imaginer le plus tendance, le plus drôle, le plus élégant, le plus raffiné des marque-pages.
08:07 Publié dans Books & the city, Brune dehors blonde dedans | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
08.02.2008
Amanda Meyre n’est pas insignifiante…
Amanda Meyre n’est pas insignifiante. Qu’on se le dise. Alors qu’elle ouvrait son ordinateur ce matin, pour la dixième fois nous le verrons plus tard… que disait-elle… Oui, alors qu’Amanda ouvrait donc son ordinateur pour la dixième fois, elle constata qu’une certaine Fashion Victim (pfff 50 paires de chaussures ? Amanda Meyre en a bien plus !) l’avait taguée en la sommant de révéler 6 choses insignifiantes sur sa personne.
La règle du jeu était simple. Il suffisait de :
- Ecrire le lien de la personne qui nous a tagué
- Préciser le règlement sur son blog
- Mentionner six choses sans importance sur soi
- Taguer six autres personnes en mettant leur lien
- Prévenir ces personnes sur leur blog respectif.
Insignifiante ? Amanda Meyre ? Impossible songea aussitôt l’Alaindelonette de la blogosphère. Insignifiante n’est pas Amanda. Elle fourgua aussitôt le bébé à Perette qui elle, de chargera de révéler au monde entier ces 6 détails aussi insignifiants qu’inutiles, aussi futiles que négligeables, sur sa petite personne.
1) Perette chante faux. Terriblement faux. Tellement faux, qu’alors qu’elle organisait un séminaire hautement crucial voire stratégique pour sa société, elle fit venir un animateur de karaoké pour terminer en beauté cet événement de la plus haute importance. A la fin de la soirée, Perette, en bonne organisatrice et participante modèle, se mit au micro et chanta Froufrou (souvenez vous, le générique d’une émission très… froufroutante). Sitôt sa prestation achevée, le DRH de la société prit le micro et s’engagea à consacrer une partie du budget formation à des cours de chants pour Perette, un orage s’étant subitement abattu sur Istambul… ville qui avait été choisie pour le séminaire en raison de son climat…
2) Perette est incapable de faire cuire des pâtes correctement. Alors qu’elle se distingue en proposant une cuisine raffinée et recherchée, elle n’est pas fichue de cuire des pâtes sans les transformer en magma collant et gluant. Il faut dire que Perette ne supporte pas de rester bêtement devant une casserole en remuant. Perette verse les pâtes dans une casserole et s’en va vaquer à ses occupations. Perette a autre chose à faire que de surveiller ces stupides féculents en tournant une cuiller…
3) Perette ne s’intéresse pas du tout aux voitures. Pour Perette, voiture = guidon, pédales, levier de vitesses. Point. Le tout doit rouler, avancer, c’est là le seul intérêt de la chose. Perette se fiche donc éperdument des rayures, trous, bosses que peut avoir sa voiture. Elle ne fait pas réparer la carrosserie. De toute façon, quand sa voiture sera trop vieille, elle en changera. Et son mari a depuis longtemps abandonné toute velléité de garder une voiture intacte.
4) Perette s’efforce de parler poliment quelques soient les circonstances. Sauf quand Perette est au volant de la susdite voiture. Là, Perette oublie toute retenue et peut devenir d’une féroce vulgarité. La fille de Perette lui a un jour demandé pourquoi elle traitait le monsieur devant de Canard…
5) Perette n’a aucune patience. Surtout vis-à-vis de son fournisseur d’accès ADSL. Dès que ce dernier met plus de 10 secondes à charger un de ses sites préférés, Perette clique, reclique, surclique, déclique, rereclique sur le bouton de sa souris ou sur toutes les croix qu’elle peut trouver en espérant faire accélérer la manœuvre. L’ordinateur se bloque, chauffe, émet des ronflements tantôt inquiétants tantôt suppliants. Rien à faire, Perette s’acharne sur le malheureux jusqu’à ce que le supplicié succombe. Perette doit alors redémarrer le tout et recommencer. Jusqu’à la prochaine fois. Et cela plusieurs fois par jour.
6) Perette a un faible pour Dominic Purcell. La seule série qu’elle regarde pour la belle gueule de son héros est Prison Break. Son coté Bad Boy la fait craquer. Certes, George restera George, mais Dominic est tout de même beaucoup plus attirant. Plus que Wentmorth. Dans la série Bad Boys, Perette craque aussi sur Sean Penn, Nicolas Cage… Perette a horreur du lisse…sauf quand il s'agit de George...
Ces forts insignifiants détails étant divulgués, Perette se doit de transmettre le flambeau à 6 autres personnes. Personne n’est insignifiant dans l’entourage de Perette, aussi Amanda se charge-t-elle de demander à LVE (et voilà pour la nouvelle venue, Toc !) Anne, Tamara, Clarabel et In cold Blog et enfin, puisque sa chère compagne m'a taguée, Lyle, (qui j'espère, dénoncera quelques insignifiants détails de sa vie conjugale)qui, loin d'être des personnes insignifiantes, se devront de révéler 6 détails insignifiants pour eux-mêmes mais qui, sans aucun doute, seront pour nous d’une importance certaine…
14:15 Publié dans Brune dehors blonde dedans, Tic TAG Boum | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
30.11.2007
Mini-Perette sur le divan….
Je ne sais pas vous, mais Perette n’est pas grande. Je dirais même que Perette est petite. Toute petite diraient certains, naine pour les mauvaises langues. Ca n’a pas toujours été le cas. Perette a grandi normalement, jusqu’à ses 12 ans. Ensuite, plus rien. Juste quelques centimètres glanés durant son adolescence, puis stop. Plus rien. Niente.
Pour sûr, Perette en a entendu des belles paroles : « tout ce qui est petit est mignon », « une petite femme c’est craquant et rassurant pour les hommes » « tu fais femme-enfant, c’est adorable ! »…
Ouais. Sauf que, être petite, c’est pas toujours marrant.
D’abord c’est pas pratique :
- Pour s’habiller. Quand Perette essaye un pantalon, elle doit retrousser le bas d’au moins 15 cm pour imaginer l’effet final. Pareil pour les manches des vestes. Et pour toutes les longueurs en général… Au final, Perette double le prix du vêtement en retouches (alors que franchement, elle préfèrerait mettre de l’argent dans l’élaboration d’un PAL encore plus haute qu’elle !)
- Au cinéma, au théâtre ou au cirque, si Perette est derrière un plus grand, elle ne voit rien. Sauf à prendre un réhausseur enfant, mais ça, sa fierté le lui interdit. Du coup Perette se contorsionne jusqu’à ce qu’elle arrive péniblement à distinguer, en penchant la tête sur le coté telle le Cerveau, un petit morceau d’écran ou de scène. Au final, elle a généralement entendu le son mais quasiment rien vu. Au moins elle développe son imaginaire. Et son anglais puisqu’elle va souvent voir les films en VO, et n’arrive pas à lire les sous titrages. Quand elle craque elle se met dans les trois premiers rangs histoire d’avoir la paix.
- Dans la queue à la boulangerie : près de son ancien bureau, Perette et ses collèges pouvaient acheter de délicieux sandwiches qui attiraient toute la clientèle des nombreux bureaux alentours. Cette boulangerie préparait des dizaines d’en-cas qui s’empilaient tout le long du comptoir. Perette ne compte plus le nombre de fois où les vendeuses ne la voyaient pas et demandaient au client derrière elle ce qu’il désirait. Il fallait que Perette se mette sur la pointe des pieds et lève le bras pour qu’elles la repèrent… Où alors les vendeuses entendaient une voix crier « un poulet-curry » sans savoir d’où ça venait, et devaient pencher la tête par-dessus la pile d’en-cas pour apercevoir une cliente énervée jusque là ignorée, juchée sur la pointe des pieds et l’air hagard à force de hisser la tête.
- Dans le métro : Perette serait incapable de sentir une eau de toilette ou un parfum. En revanche, elle peut vous garantir qu’en fin de journée, en général, la plupart des déodorants ne sont plus efficaces. Parfois, en cas d’affluence, elle se retrouve coincée derrière un géant (un type normal) qui ne l’a pas vue et qui recule contre les portes. Perette crie presque « eh, je suis là !!! », et le géant de se retourner, de regarder autour de lui puis de se pencher pour s’excuser en souriant « oh je ne vous avais pas vue ». Pff. Dans ces moments là Perette se sent l’âme d’un pitbull.
Il y a quelque mois, Perette raccompagnait la fille d’une amie chez elle.
- Tu as eu une maladie quand t’étais enfant ? lui demande la petite (7 ans)
- Non, pourquoi ? répond Perette abasourdie par la question
- Parce que tu as arrêté de grandir !
Un jour, au bureau, Perette étudiait en réunion des vêtements qui étaient proposés par des licenciés japonais. Perette passe une veste pour voir l’effet. La Directrice de la Communication s’exclame « Mais c’est pour les naines ! Personne en France n’achètera ça » Elle lui allait pourtant super bien, cette veste, à Perette ! La Directrice de la Comm lui dit en s’esclaffant « c’est vrai que tu es vraiment petite, Perette !! » Perette rétorqua que, au moins, la valeur de son QI était supérieure à la valeur de sa taille et que visiblement ce n’était pas le cas de cette femme là. Perette et elle ne sont plus copines.
Pour les souliers, Perette chausse du 35 fillette. Inutile de dire que Perette n’attend pas les soldes quand elle trouve chaussure à sa taille. Perette achète. Ca coûte cher, surtout quand on est dingue de chaussures comme Perette. C’est le seul point commun qu’elle a avec Céline Dion.
Perette a porté très souvent des talons (on triche comme on peut). Elle est même la reine de l’escarpin. Porter 9 cm de talons ne lui fait pas peur. Sauf qu’elle s’est abîmé la colonne vertébrale et la plante des pieds, à force. Et qu’elle a souvent eu l’air endimanchée le soir, à la sortie de l’école, quand toutes les autres mamans étaient en Converse ou en mocassins. Mais au moins elle n’avait pas l’air de chercher sa maman au milieu des écoliers.
N’allez pas croire que Perette n’assume pas. Elle a eu le temps de s’habituer, mais parfois les réflexions l’agacent. Du coup, Perette ment toujours sur sa taille, se rajoutant quelques centimètres, parce que personne ne va vérifier. Même sur ses papiers d’identité. Son passeport indique généreusement 5 cm de plus. Sa carte d’identité aussi. C’est stupide mais Perette n’a pas pu s’empêcher de mentir à l’officier d’état civil…
Un jour, Perette et ses amies parlaient de ça lors d’un dîner. Une amie de Perette, lectrice de voici et autres magazines publics hautement culturels, lui dit que plein de stars sont petites. Et de lui citer illico Britney Spears, les sœurs Olsen, Mimi Mathy ( ah ah !!), Geri Halliwel, Tom Cruise.
Mouais. Perette préfèrerait d’autres comparaisons. Norah Jones, Lucy Liu, Edith Piaf par exemple (non ! pas Eva Longoria ! Rappelez vous, Perette ne veut pas être Gabrielle !)
C’est son seul “complexe” (le mot est fort, mais vous remarquerez que Perette n’a pas indiqué sa taille réelle, est-ce significatif, Monsieur le psy ??), pour le reste, elle se trouve à peu près normale. Et vous, quels sont vos complexes ? Si vous en avez, bien sûr !
Nb : ce billet figurait dans feu mon ancien blog. C’est à la demande de mon ami Spencer que je le ressors ici, réécrit à la sauce Perette !
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