14.05.2008
Julian P, 13 ans, auteur en herbe….
Il m’a gentiment autorisée à publier ici un de ses textes (tous excellents et prometteurs) :
Une histoire tragique…
Un jour où un gros dictionnaire, qui se vantait de sa jolie couverture rouge, rencontra, non pas par hasard mais pour se vanter, un petit roman avec une bien maigre épaisseur où l’illustrateur avait oublié de décorer cette centaine à peine de pages…
Ce gros dictionnaire, néanmoins sûr de lui, provoqua le petit roman qui se mit à pâlir à son approche :
- Vous devez vous sentir tout léger dans ce vulgaire accoutrement ! Tandis que par ma taille, et mes quelques 1 000 pages, mon éditeur a eu du respect envers moi, ce qui semble normal, de me recouvrir d’une jolie couverture rouge !
- Votre compassion, monsieur le dictionnaire, part d’un bon naturel de vous inquiéter de, il faut l’avouer, ma faible santé ! Cependant, je ne suis pas encombrant et je suis lu pour le plaisir, non pas pour se saouler l’esprit, avec tous ses mots rangés, et récitant l’alphabet à tout bout de champs !
- Avez-vous oublié mon « petit » monsieur que, moi, je ne suis pas lu aux toilettes où rangé dans une bibliothèque enfantine délabrée !
- Certes, certes ! Mais moi, je suis écrit par des personnes débordantes d’imagination et non pas, par ces je-ne-sais-quoi d’académiciens ou d’autres gens bien imbéciles de se fondre dans leurs cerveaux et de se contenter de leurs bien haute culture qu’il ne cachent pas par ailleurs !
Le gros dictionnaire n’appréciant pas ces quelques mots, commença à marcher lentement, à cause de son surpoids et s’ébranla sauvagement sur le petit roman maigrichon innocent.
Mais ce dictionnaire, un peu idiot, malgré lui, n’arriva pas à se relever, et notre pauvre roman, sous ce gros livre rouge, y resta jusqu’à ce qu’il soit récupéré par un petit être que l’on appelle un enfant, qui voulait encore une fois, lire ses contes, où ils sont passionnés, et y croiront encore longtemps dans leur jeunesse !
Merci Julian !
06:44 Publié dans Bric à blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
22.03.2008
MON LIBRAIRE PREFERE
Mon libraire préféré habite à Poissy.
Mon libraire préféré a une toute petite librairie.
Mon libraire préféré habite juste à coté d’une grande librairie.
Quand je vais chez mon libraire préféré, il m’accueille en souriant, me demande comment je vais et éclate de rire quand je lui dis que je n’ai plus rien à lire.
Je lui demande ce qu’il a de bien. On fait le tour de sa petite librairie et il me conseille. Il ne me parle que des livres qu’il a lus. Il me raconte des anecdotes. Il me propose Agota Kristof en ajoutant, avec un clin d’œil, qu’il ne les propose pas à n’importe qui. Je comprends que le livre est difficile mais que j’aimerai. Il me propose « Terre des oublis » en disant « attention, il y a des longueurs, mais vous aimerez ». Il me propose « Le pousse pousse », « La bâtarde d’Istanbul » ou « Lignes de faille ». Il hoche la tête quand je lui dis que j’ai découvert Véronique Olmi. Il sourit d’un air entendu quand je lui dis que j’ai déjà lu Véronique Ovaldé qu’il me propose. Il sait que parfois je vais chez un autre agitateur, ou chez celui qui vend sur internet, mais que c'est lui que je préfère.
Mon libraire préféré n’est pas comme mon libraire détesté.
Mon libraire détesté, lui, demande « C’est de qui ? » aux étudiants qui viennent chercher « Le rouge et le noir ». Mon libraire détesté ne remarque pas qu’il a reçu « L’affaire du Dalhia noir » au lieu du « Dahlia noir ». Et, quand on lui en fait la remarque, il demande « C’est pas pareil ? » d'un air niais.
Mon libraire détesté classe les livres de poche par ordre d’épaisseur et les brochés par éditeur. Il me demande d’épeler « Austen » quand je veux commander « Raisons et sentiments ». Je réponds "laissez tomber".
D’ailleurs mon libraire détesté a dû laisser tomber son sourire dans un carton de retour aux éditeurs. Il n’est pas revenu.
Moi non plus.
Mon libraire préféré lui, a une culture inouïe. Et quand il n’a pas (encore) lu un livre, il le dit sincèrement. Mais il est avide des avis de ses clients. D’ailleurs il connaît si bien ses clients qu’il sait les conseiller. Il ne les juge pas. Il aime ses clients, quels que soient leurs goûts.
La semaine dernière, mon libraire préféré m’a conseillé un roman. J’avais vu ici ou là des avis divergents aussi hésitais-je à dépenser 24,5 euros pour un roman que je n’étais pas sûre d’aimer. J’ai préféré lui prendre deux autres romans. Mon libraire préféré a pensé que j’aimerais ce gros roman à 24,5 euros. Alors il a décidé de me prêter son exemplaire dédicacé.
Mon libraire préféré est charmant. Il organise des rencontres avec des auteurs. Pas n’importe lesquels. Ceux qu’il aime.
Mon libraire préféré est tout seul, face à une grosse librairie qui propose des cartes de fidélité. Mais je préfère renoncer aux 5% de cette grosse librairie qui seront déduits après 10 achats, pour pouvoir bénéficier des conseils, des sourires et de l’accueil de mon libraire préféré.
Mon libraire préféré habite à Poissy.
Il se nomme « Le roi Livre »
10 rue du 8 mai 1945
78300 Poissy.
(merci à Cathulu, qui m'a inspirée avec son billet du jour "ma vendeuse préférée"!!)
14:27 Publié dans Bric à blog | Lien permanent | Commentaires (44) | Envoyer cette note
16.02.2008
LETTRE A JR
Monsieur,
Je vous écris ce soir et, croyez moi, il n’est pas dans mes habitudes d’écrire ainsi aux hommes que je croise, le soir, par hasard.
Encore moins si ces hommes n’ont rien à voir avec le thème dominant de mon sweet home, ie la littérature.
Mais hier soir il s’est passé une chose étrange. J’allais quitter mon domicile quand, ayant quelques minutes devant moi, j’ai allumé mon poste de télévision.
Une émission, une chaîne privée, deux invités.
Et, parmi ces invités, Vous.
Vous dont je connais évidemment la carrière. Je ne parlerai pas ici de vos dons (et je dis volontairement dons) de comédien. Votre talent n’a aucunement besoin d’être justifié et encore moins démontré.
Néanmoins, la sincérité et l’honnêteté m’enjoignent à dire que, bien que je vous aie toujours considéré comme un excellent comédien, je vous ai toujours trouvé un physique plutôt banal.
Mèche brune soigneusement rejetée sur le coté, nez aristocratique peu obligeamment souligné par une moustache certes distinguée mais plutôt ringarde, seul votre regard ciel sauvait ce physique trop sage à mes yeux.
Je veux ici parler de vous, Monsieur JR (je n’ose pas dire Cher JR… quelle outrecuidance ce serait de ma part, de m’adresser ainsi à votre personne sans y avoir été autorisée !). Je veux parler de vous, l’Homme.
L’homme que vous êtes aujourd’hui.
La sérénité a blanchi votre mèche, plus longue et désinvolte.
La maturité a fait souffler sur elle un vent espiègle et rieur.
Elle vous entoure d’un halo séducteur et charmeur.
Votre regard est toujours aussi azuréen.
Votre nez toujours aussi racé.
Votre sourire coquin, ensorceleur.
Votre voix envoûtante.
Votre humour et la finesse de votre esprit dévastateurs.
Votre charme, Monsieur JR, a été magnifié par les années, sublimé par le temps écoulé.
Vous n’êtes pas un vieux beau, non. Ce terme d’ailleurs est trop vilain pour vous décrire.
Vous êtes le type d’homme qui donne envie de trembler, de soupirer, de transpirer…
Séducteur ? Vous l’avez sans doute toujours été, je n’avais malheureusement pas su regarder avec les bons yeux.
Ce soir quelques verres de vin ont eu raison de ma réserve et je vous le dis :
Vous êtes pour moi l’incarnation du charme et de l’élégance.
Vous êtes redoutable, Monsieur JR.
Vous êtes redoutable car vous venez de balayer en cinq infinitésimales minutes toutes mes convictions sur la séduction masculine.
La votre est trop troublante pour que j’y résiste.
Respectueusement votre, Monsieur Jean Rochefort.

07:15 Publié dans Bric à blog | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note
01.02.2008
De la libre expression
C’est l’histoire de deux femmes passionnées de lecture. Elles lisent, lisent, rédigent de billets sur leurs blogs respectifs, dans lesquels elles partagent leurs coups de cœur, leurs déceptions, leurs espoirs ou désillusions.
Ces deux femmes là, je les connais depuis quelques semaines.
Il y a une chose qui m’épate, chez elles, c’est qu’elles restent quoi qu’il arrive respectueuses envers les auteurs qu’elles citent. Si elles n’aiment pas leurs livres, elles s’efforcent toujours de trouver un contrepoids à leurs critiques.
Elles acclament un livre, elles sont un déçues par un autre, mais jamais, jamais, elles ne fustigeront un auteur, ne le voueront aux gémonies parce qu’il les a ennuyées, parce qu’il est mal écrit, parce qu’il raconte n’importe quoi.
D’autres le feraient sans doute. Pas Laure ni Cuné. Jamais elles ne se permettent un commentaire irrespectueux, jamais elles n’assènent doctement leur avis comme parole d’évangile. Elles savent que d’autres peut-être, apprécieront ces lectures. Elles l’espèrent, même. Leurs lecteurs ne sont de toute façon pas des moutons qui bêleront stupidement en se lançant aveuglément dans la curie.
Alors, quand un éditeur se permet de les attaquer en traitant leurs critiques de « soupe tiédasse », moi, ça me fait hurler.
Hurler parce que l’on est sensé être des personnes adultes, raisonnables, sociables, qui savent se respecter et s’accepter.
Hurler parce ce que nous sommes des personnes qui parlons de nos passions. Dans un espace de liberté. Un espace de liberté qui nous appartient.
Ce monsieur préfère l’agressivité ? D’accord.
Monsieur, surtout ne changez pas. Restez seul avec cette rage que vous semblez si bien ruminer, mâcher, digérer et recracher.
Et regardez vous dans la glace, demain, en vous levant.
N’ayez pas peur, ce n’est que vous.
(et je ferme les commentaires parce que pour moi le débat est clos)
18:20 Publié dans Bric à blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.01.2008
Pluie d'amour...
Pluie d’amour qui bruine toujours
Cri d’amour qui me remplit
Ton visage hante mes jours
Et ta vie remplit mes nuits.
Tes yeux – bleus – sont un sourire
Ta peau – sucrée – est un délice
J’aspire à tous tes rires
Je rêve de ta malice.
Que d’attente et de douleurs
Ont précédé ta venue
Mes jours n’étaient que pleurs
Ton absence me laissait nue.
Je haïssais mon ventre,
Je maudissais ma vie,
Je croupissais dans l’antre
Du désespoir et de l’envie.
Et puis, un jour, tu pris source
Au plus profond de notre amour,
Une étincelle dans la nuit douce,
Une perle de joie, et pour toujours :
En moi tu scintillais
Par toi j’étincelais,
J’étais pleine de toi,
La vie était en moi !
Plus tard tu vins à nous, petite larme de miel,
Velouté de tendresse et rayon de soleil.
Maintenant tu es là, mon cœur est plein
Des certitudes du lendemain.
Pluie d’amour qui bruine toujours…
**
Bon anniversaire, petite fée!
08:55 Publié dans Bric à blog | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
03.01.2008
Quelle héroïne austinienne êtes vous ???

Allez, quelle héroïne austiniene êtes vous ??
(j’ai découvert que je suis Anne Elliot, de Persuasion…. Il faut donc que ce soit mon prochain Jane Austen !)
Merci Isil pour ce test amusant!!
10:50 Publié dans Bric à blog | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
29.12.2007
Les abandons de l’année…
Option Paradis (La grande intrigue 1) – François Tallandier Premier tome d’une « suite romanesque en cinq volumes », qualifiée de saga familiale impressionnante et passionnante par les critiques d’une librairie du 78. J’ai lâché prise au bout de 50 pages…. Rien ne m’inspirait, tout était trop lent et peu passionnant.
La part du mort – Yasmina Khadra Ma déception la plus forte. Mon premier polar de mon auteur préféré. Certes j’y ai un peu retrouvé la plume de Khadra, de dialogues parfois percutants (« Tu as l’air en forme ! – C’est parce que je manque de fond »), des passages éloquents (« Auteurs d’un tas de bouquins, tous édités en France, faute de preneur au bled (« à l’époque – comme aujourd’hui d’ailleurs et demain sans doute) l’élite du sérail veillait scrupuleusement à maintenir le QI des Algériens à hauteur de celui ce leurs responsables, c'est-à-dire aux alentours des braguettes » « La guerre n’est pas une partie d’échecs. C’est un échec total. Un moment que des gens en phase de paix ne parviendront jamais à cerner. C’est bien beau de condamner la violence derrière un verre de Martini ou bien au fond d’un salon douillet. Mais qu’en sait on au juste ?... La violence a sa propre logique. Elle est aussi raisonnable que la défection. Elle a ses valeurs et sa morale aussi ; des valeurs qui n’ont rien à voir avec les valeurs conventionnelles… A l’instant même où la volonté de tuer s’impose comme unique voie de salut, les bêtes les plus fauves battent en retraite devant la férocité des hommes… »..
Néanmoins je n’ai pas réussi à m’habituer au langage trop cru de l’inspecteur, trop de vulgarité, trop de trivialité ont eu raison de ma patience…. Pour le moment. Je ne baisse pas les bras. J’aime trop Khadra pour lui faire cet affront, j’irais donc jusqu’au bout, mais plus tard, quand j’aurais l’esprit à lire un polar plutôt masculin. Je le jure, je le reprendrai et j'irai au bout !
Les seigneurs des thés – Hella S. Hasse
Chaudement recommandé par Fashion, ce livre a atterri dans ma PAL. Une saga, les Indes, une famille, des aventures… Page 50 encore une fois j’abandonne. Je n’ai pas réussi à me prendre au jeu et j’ai trouvé les présentations trop longues. Suis-je trop impatiente ? Sans doute. Trop versatile ? Certainement. Le roman pourtant me semble avoir tous les attributs d’un excellent cru. Ce n’était sans doute pas la bonne période pour moi.
Un homme – Philip Roth
La lettre R de mon challenge ABC 2008. On y rencontre un homme, le jour de son enterrement. On y découvre sa vie, faite de divorces, d’enfants brouillés, de maîtresses et de succès professionnels.
Une vie faite aussi de maladies, d’opérations, de rechutes et de malaises.
J’abandonne à la moitié du roman, lassée de devoir prendre un dictionnaire pour comprendre ce long descriptif du corps humain, ces termes médicaux qui me fatiguent et occultent trop l’histoire pour que je m’y attache.
Les contes de la rose pourpre - Michel Faber
J'ai énormément aimé "La rose pourpre et le Lys", le premier chapître de ce roman. 1000 pages de joie pour un roman victorien passionant et merveilleusement bien écrit. La suite m'a paru trop facile, trop crue. Michel Faber réunit à nouveau les personnages et leur écrit plusieurs petites suites, plusieurs hypothèses, plusieurs pistes de destins. Je n'ai pas réussi à retrouver le même bonheur qu'avec le premier roman.
Et bien sûr, Prenez soin du chien, de JM Erre, mais j’en ai déjà parlé.
Je suis toujours frustrée de devoir lâcher un livre entamé. J’ai l’impression de ne pas donner toute ses chances à l’auteur et de ne pas respecter son travail, de ne pas lui faire confiance. Ces livres vont donc dans un espace à part, celui des laissés pour compte mais qui n’ont pas dit leur dernier mot.
J’espère que je les reprendrai plus tard, et que, cette fois, je saurais les apprécier à leur juste valeur. Ou en tout cas que je pourrai en parler à juste titre, en les ayant lus jusqu’au bout.
11:45 Publié dans Bric à blog | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
17.12.2007
Merci CELSMOON !
J'ai reçu mon colis SWAP Scandinavie... Merci Celsmoon ! Il va falloir m'armer de patience jusqu'au jour J !
ps : j'ai voulu mettre une photo, mais mon APN est en panne. J'ai donc pris mon nouveau téléphone super-hyper-mega-simple (un téléphone de blonde fait pour les blondes par des blondes m'a dit le vendeur quand j'ai précisé que je suis archi nulle en technique). J'ai donc pris la photo, mis le cable USB dans l'ordi, mais ensuite je n'ai rien compris et ça n'a pas marché.... Bref, c'est encore trop compliqué pour moi. Va falloir que je lise une notice...et que je la comprenne. Dire que je l'ai acheté parce qu'il est rose...
10:34 Publié dans Bric à blog | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
05.12.2007
Quand la culture prend la pose !
J’ai reçu fin novembre un mail de Jos de Culture Troc.com (ex Le livrophile). Jos me conviait à participer à un jeu.
Il s’agissait de publier sur son blog une photo en rapport avec la culture (littérature, musique, cinéma).
Je ne suis pas photographe. Même si j’aime beaucoup prendre des photos, je ne manie pas facilement tous les réglages compliqués de mon APN.
La plupart d’ailleurs ne réussissent pas à passer le barrage de mes neurones réfractaires à toute notion de technique supérieure à 1+1=2.
Mais j’aime les jeux et j’aime ma bibliothèque (probablement le meuble le plus important à mes yeux de ma modeste maison !).
Donc voici une photo de mon petit coin à moi, ma bibliothèque / CDthèque, que je chéris tendrement.
Ma bibliothèque est divisée en deux par la CDthèque , elle-même composée de deux parties : à gauche, mes CD (classique, opéra, Brel, Souchon, Zazie, Norah Jones, Benabar), à droite, ceux de mon cheretendre (Pink Floyd, Santana, Genesis, les Beattles…). Nos goûts musicaux sont différents et j’avoue humblement manquer de tolérance, je ne supporte pas le bruit des basses.
Coté bibliothèque maintenant :
C’est très mal rangé mais on pourra reconnaître : des classiques (Candace Bushnell, Bertrand Guillot, Antoine, Woody Allen… !!) mais aussi un peu de tout (littératures française et étrangère se mélangent allègrement, nos goûts sont assez éclectiques en la matière).
Sur un étagère à gauche, plusieurs livres consacrés à la peinture : Matisse Picasso, Gauguin, Toffoli, Renoir, qui cotoyent les carnets de voyage édités par Louis Vuitton (souvenir de mon passage dans cette illustre maison), un livre essentiel sur la série Sex and the City, un autre sur Desperate Housewives, un autre sur Woody Allen.
En dessous, les livres consacrés à la mode, ceux des éditions Assouline entre autres, plusieurs ouvrages sur le couturier Kenzo Takada (maison dans laquelle j’ai aussi travaillé), les livres sur le luxe et la mode en général. Sur cette étagère, un moulage des mains de notre fille le jour de ses 6 mois.
A droite, au milieu, des livres de voyages qui concernent soit des pays que nous avons visités, soit des pays que nous rêvons de visiter (en y regardant de près, vous remarquerez notre prédilection pour les pays chauds). Il y a notamment plusieurs livres sur Madagascar où mon mari a vécu.
Et puis, un peu partout, parsemés sur le meuble, mes éléphants.
Je les collectionne depuis plusieurs années. Des gros, des petits, des minuscules, en bois, en cristal, en laiton, en carton. Je ne choisis que les éléphants peu ordinaires : ils doivent avoir une forme, une attitude ou des couleurs qui les rendent spéciaux ; ceux que je préfère sont les plus délirants, les plus biscornus, les plus surprenants. Comme le couple qui copule, celui qui se marre les quatre pattes en l’air, celui est tellement cabossé qu’on doit chercher l’éléphant dans la sculpture…
Et puis, parce que c’est Noël et qu’il fallait bien essayer de rendre ma photo un minimum « travaillée », j’ai décoré le tout. En orange. Ma couleur préférée.
Vous voulez participer au concours ? Cliquez sur le lien et vous obtiendrez le règlement.
10:30 Publié dans Bric à blog | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
01.12.2007
Donc, je marche vivant dans mon rêve étoilé…
Donc, je marche vivant dans mon rêve étoilé… Cette jolie phrase n’est pas de moi, mais Victor Hugo aurait pu l’écrire en pensant à Lamousmée, cet après-midi, dans sa librairie Neverland.
En tout cas c’est sans doute la seule phrase qui me vient à l’esprit en revenant d’Achères, où Lamousmée inaugurait sa librairie aujourd’hui.

Une jolie petite boutique, mauve, parme, violette, qui sent bon la joie de vivre. Une jolie petite boutique où les livres sont rois, où les fées et les lutins surgissent de tous cotés, les dragons se cachent derrière la caisse et vous caressent au passage. Une jolie petite boutique qui bien que toute neuve sent déjà la vie et l’amitié. Nous étions plusieurs à attendre impatiemment l’arrivée de Lamousmée. En attendant, Isil, une autre bloggueuse qui était venue de loin tout exprès, et moi avons été accueillies les bras ouverts par le frère de Lamousmée, sa tante, sa maman, son papa, sa grand-mère.
Comme si nous aussi faisions partie de la famille.
Et puis Lamousmée est arrivée, ses amis, les passants, les curieux. Un petit verre de cidre ou de jus de fruit, un biscuit, un sourire, et les langues se sont déliées, les gens se sont mélangés et dans une ambiance bon enfant, chaleureuse, tout le monde a pu féliciter la maîtresse des lieux pour ce rêve qui se réalise.
Evidemment, ce fut un bonheur de flâner, d’effeuiller, des prendre et de reposer au hasard. Finalement mon choix s’est porté sur « La dame en blanc » de Wilkie Collins, « La grande tambouille des fées » de R. Hausman et M. Rodrigue Et deux pièces de théâtre pour enfants « Aldric le lutin et la Fée luciole » et « La princesse et la perle scintillante » de Laurence Landry.
Puis il a fallu partir, mais auparavant j’en ai profité pour lui remettre en mains propres son colis SWAP Scandinavie, puisque c’est Lamousmée que Flo et Kali ont choisi pour moi !
Et bien sûr, pour les curieuses, nous voici, Lamousmée et moi !

Lamousmée attend d’autres bloggueuses samedi prochain, avec impatience et plaisir !
Merci Lamousmée pour ton accueil, longue vie à Neverland !
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