« On n'a pas besoin de lumière quand on est conduit par le ciel. | Page d'accueil | Le pays de l'absence – Christine Orban »
12.01.2011
Hôtel Argentina – Pierre Stasse
« Buenos Aires au mois de janvier cuisait les esprits », et c'est sous une chaleur incandescente que Simon arrive dans la capitale argentine, sans repère précis, sans but précis, sans boussole et presque sans bagages. Un jeune homme qui fuit la France, quitte tout pour s'établir, au hasard ou presque à près de 11000 kilomètres de chez lui. Il y découvre la ville, les quartiers disparates et ses habitants, l'hôtel Implicite dans lequel il finit par s'établir, attiré là par l'étrange famille Merger et ses non moins étranges propriétaires et occupants.
Un roman étrange et disparate, écrit avec sensualité, parfois avec trop d'application, et une histoire tout aussi disparate qui m'ont étrangement mis en tête la chanson des Eagles tout au long de ma lecture.
Le jeune Simon est accueilli par Esteban Merger, hôte mystérieux qui l'invite à séjourner dans son hôtel. Il y rencontrera également Juan Pablo Merger le chorégraphe et danseur. Auprès de cette famille, Simon découvre un Buenos Aires inattendu, fait de spectacles fantasques répétés dans un hangar, des ruelles sombres loin des clichés touristiques, de carnets d'écoliers vides, de confidences chuchotées et d'histoire familiale transmise au fil des générations.
L'histoire en elle-même m'a laissée de glace (roman initiatique ? Roman d'une histoire familiale, j'y suis restée insensible), mais j'en retiens quelques jolies phrases, une plume qui parfois épouse avec volupté le tempo d'un tango, enveloppe les personnages d'un halo troublant plein de sensualité, tout en étant quelques fois très appliquée, un peu trop.
« We are all just prisoners here, of our own device ». Les héros de Pierre Stasse sont prisonniers de leurs souvenirs, de leur histoire familiale et n'arrivent à se défaire du poids de leurs passés et racines. Un roman poétique, parfois maladroit.
Hôtel Argentina, Pierre Stasse
Flammarion, janvier 2011, 240 pages
Faites un tour chez Caroline, ma Cinquième de couverture préférée, Pierre Stasse répond aujourd'hui à ses questions !
06:15 Publié dans *Litterature Française*, Rentrée littéraire Janvier 2011 | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
|
|
Facebook
Tweet
Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://www.amandameyre.com/trackback/3054484
Commentaires
Moi ce qui me laisse très dubitative c'est le choix de Flammarion quant au bandeau sur la couverture...
Comme si la tête de l'auteur allait aider à vendre... Ils ont du lui trouver une "gueule" très vendeuse... Du coup méfiance sur le contenu.
Écrit par : Bon Sens | 12.01.2011
Répondre à ce commentaireJe ne sais pas si je suis tentée (en fait, je pense qu enon, je ne le suis pas) mais je vais chanter Hotel California pour le reste de la journée, maintenant!
Écrit par : Karine:) | 12.01.2011
Répondre à ce commentaireVos deux billets se complètent bien. Par contre, pas gagné que je lui trouve du temps car vos avis sont en demi-teinte.
Écrit par : Stephie | 12.01.2011
Répondre à ce commentaireHummm... il a quelques arguments quand même ce jeune auteur
Écrit par : La cougar | 18.01.2011
Répondre à ce commentaireÉcrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.




Écrit par : freude | 12.01.2011
Répondre à ce commentaire