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14.02.2010

SYLVIA – LEONARD MICHAELS

C’est une histoire d’amour et de haine que raconte Leonard Michaels. Une histoire d’amour entamée sans qu’ils s’en sylvia.jpgaperçoivent, quand Leonard et Sylvia font l’amour quelques heures après s’être rencontrés (« Cette histoire a commencé sans début. Nous avons fait l’amour de l’après-midi au crépuscule, du crépuscule à la nuit. »).

 

 

Une histoire d’amour et de haine, donc, entre Leonard le jeune nouvelliste et l’étudiante en lettre classiques. Amour sex & rock’nroll en ce début des années 60, dans un New York protestataire et rebelle, où substances illicites et discussions sans fin sur la littérature occupent les nuits de ce couple à la relation fusionnelle. Leonard est fasciné par Sylvia, Sylvia est hystérique, s’enfonce de plus en plus dans des délires passionnels sous le regard impuissant de Leonard (« Il aurait été facile de quitter Sylvia. Si cela avait été difficile, je l’aurais peut-être fait. »). C’est toute une époque, toute une atmosphère dans lesquelles nous plonge Leonard Michaels, celles des intellectuels new yorkais des années 60, faite d’alcool, de marijuana, de benzedrine et de littérature. C’est toute une ville, tout un quartier (Greenwich Village), que dessine Leonard Michaels avec une plume simple et fluide : il raconte simplement, sans effets de style ni de manchette, cette relation dangereuse, cet amour sans espoir ni issue (Sylvia se suicidera) qui a marqué sa vie et sa jeunesse. Une relation dangereuse à la « je t’aime moi non plus », fort simplement narrée, avec distance, recul, comprenant quelque extraits de son journal, mais qui réussit à nous plonger dans une époque et une atmosphère un peu mélancolique. Un joli roman.

 

« Sylvia pouvait se monter joyeuse et drôle, mais il est plus facile de se rappeler les moments difficiles. Ils sont plus sensationnels ; il est également moins douloureux de se souvenir d’eux que de se remémorer les choses que j’aimais. Il nous arrivait de nous regarder, assis à quelques mètres l’un de l’autre dans une rame bondée du métro, chacun à un bout de la pièce lors d’une fête ou au milieu d’une conversation amortie par la drogue avec quatre autres personnes dans notre salon, l’aube grise éclairant petit à petit les fenêtres, et nos yeux se souriaient, comme gênés par tant de chance, celle d’être ensemble . »

 

 

 

Sylvia, Michaels Leonard

Christian Bourgois, janvier 2010, 150 pages

 

L’avis de Esmeraldae et celui de Dasola.

 

 

 

 

Commentaires

Je l'ai tenu en main en librairie hier, ce livre... attirée par la couverture très "Village", d'autant qu'un autre livre du même auteur est sorti en même temps, avec une très jolie couverture aussi : "Conteurs, menteurs" (ce sont des nouvelles)
Bref, après ton billet, voilà, je suis obligée de noter !

Écrit par : kathel | 14.02.2010

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je l'ai acheté pour la bibli. Son tour viendra...

Écrit par : BelleSahi | 14.02.2010

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Je le note aussi : entre la couverture et ton billet, me voilà alléchée ;)

Écrit par : Stephie | 14.02.2010

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Tentée par la couverture et l'environnement... mais l'histoire ne m'attire guère.

Écrit par : Brize | 14.02.2010

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Bonjour Amanda, je pense qu'il est difficile ne pas aimer ce livre (est-ce vraiment un roman?). On sent que L. Michaels ne s'est pas remis de cette histoire (le pouvait-il?). Merci d'avoir mon billet en lien. Bon dimanche.

Écrit par : dasola | 14.02.2010

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J'ai pensé très fort à toi quand j'ai entendu parler de cette émission à la radio il y a peu, j'étais sûre que ça te plairait.

Écrit par : Ys | 14.02.2010

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L'époque décrite m'attire bien :) C'est déjà un bon début ! mdr ! Maintenant, je vais attendre voir si ma biblio l'achète ... je ne sais pas ce qu'ils ont commandé et cela prend un bon moment avant de voir arriver les livres sur les étagères !

Écrit par : Joelle | 14.02.2010

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Mmmm, en voilà un qui devrait me plaire à moi aussi!! j'aime la couverture et ton billet est très tentant!!

Écrit par : lancellau | 14.02.2010

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150pages c'est pour moi :)
et tu en parles bien

Écrit par : Stéphanie | 15.02.2010

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Ca pourrait me plaire!
Au fait, je viens de lire ton blog-it... Repose-toi! Prends du temps pour toi, juste toi... Et puis, impose un petit relooking à ton blog! Si tu en as marre... Bientôt la nouvelle saison... ;)

Écrit par : Marie L. | 15.02.2010

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Intéressant ! D'après le commentaire de Dasola, ça serait donc du vécu cette histoire d'amour ?

Écrit par : Choco | 15.02.2010

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@ kathel : j'ai noté aussi le recueil de nouvelles qui me tente bcp :)
@ bellesahi : j'espère qu'il plaira à tes lecteurs :)
@ stephie : j'espère que le ramage te plaira autant que le plumage...
@ brize : c'est très amérique des années 60, couple libre etc... un genre donc !
@ dasola : merci à toi:)
@ Ys : tu penses à moi ! ça me touche ! vraiment :)
@ joelle : un peu de patience donc :) (sinon envoie moi ton adresse)
@ lancellau : j'espère qu'il te plaira!
@ stephanie : thanxs (et je peux te le passer après joelle ou avant si elle préfère attendre)
@ marie L : merci ! encore deux mois et ça ira mieux !
@ choco : tout à fait, mais pour ma part je ne connaissais pas cet auteur et n'en avais jamais entendu parler.

Écrit par : amanda | 15.02.2010

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On vient de me l'offrir et je sais que je vais aimer ce roman ! Ton billet confirme mon impression.

Écrit par : Titine | 16.02.2010

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@ titine : bonne lecture alors :)

Écrit par : amanda | 16.02.2010

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Je viens d'en refermer les pages.
Ce témoignage nous donne froid dans le dos. Comment vivre une telle histoire d'amour sans y laisser des plumes? Il n'a rien oublié. Tout est resté intact dans sa mémoire, sans porter de jugement, il ne peut que déplorer l'issue fatale qu'il n'a su voir venir.
Belle découverte.

Écrit par : Annie | 16.03.2010

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@ annie : il était totalement "vampirisé" par Sylvia, et incapable d'agir. Dans ce genre de relation, il y a toujours un plus fort que l'autre.

Écrit par : amanda | 17.03.2010

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