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29.12.2009
A BOUT DE COURSE – RICHARD STARK
Où nous découvrons (ou retrouvons, si on est un adepte de Stark alias Westlake) Parker le braqueur. Parker veut braquer une
banque, découvre que l'un des gars sur le coup est un flic, le réduit au silence, se demande comment il va faire, trouve quelques complices et le voilà qui prépare le braquage d'un convoi de fonds. A priori facile, l'affaire est dans le sac et vogue le Parker. Sauf que l'une des personnes sensées leur indiquer le bon fourgon est la femme du directeur de la banque, maîtresse d'un ancien employé lui même ancien taulard, qu'un chasseur de prime va s'en mêler, que le directeur de la banque n'est pas tout à fait idiot, qu'une jeune fliquette vient enquêter et tout ne se déroule pas aussi bien que Parker l'avait escompté. Damned, tout va mal et Parker tente de tenir la route, en bon cartésien qu'il est.
Il est pas mal, ce Richard Stark. Pas mal parce qu'on retrouve ce qu'on aime chez Westlake : une équipe un peu branlante, des situations cocasses et des retournements imprévus qui finissent pas partir en vrille. Pas mal parce que le style est concis, pas de circonvolutions inutiles, ça avance et Parker se retrouve évidemment dans le pétrin.
Mais ce pétrin là m'a moins enchantée que ceux dans lesquels mon cher Dortmunder (autre héros de l'auteur qui sévit dans les romans signés Donald Westlake) finit par se retrouver et pédaler dans la semoule. Va savoir pourquoi et d'ailleurs je suis bien en peine de l'expliquer. Peut être parce que Parker est entouré d'incapables, oui, mais d'incapables amateurs, qui prévoient mal les choses et se laissent gouverner par leurs jalousies ou rancoeurs personnelles. Les bras cassés de Dortmuner, on les connait, on les retrouve dans la plupart des aventures de Westlake, comme une équipe de clowns cambrioleurs que l'on est heureux de retrouver et que l'on se délecte à imaginer à l'avance dans de nouvelles aventures rocambolesques. Ici aussi Parker manque de chance, certes, mais je n'y pas trouvé les fou rires qui s'emparent de moi avec Dortmunder. Et la fin m'a laissé perplexe, le roman s'arrête abruptement et même si on devine la suite (qui est de toute façon suggérée quelques pages plus tôt), je reste sur une impression mitigée. Pas mal, mais pas aussi bien que Westlake. Quant à l'Homme de la maison, qui l'a lu juste avant moi, il l'a terminé un grand sourire aux lèvres. Comme quoi....
A bout de course, Richard Parker
Rivages thriller, Octobre 2009, 268 pages.
L’avis de Jean-Marc Lahérrere
08:07 Publié dans *Litterature Anglo-saxonne*, *Romans Noirs, Polars, thrillers...* | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
| Tags : hold up foireux, partir en vrille, westlake, parker, décalé |
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Commentaires
Un auteur du genre que je devrais découvrir, en commencant peut-être par un autre titre!
Écrit par : lancellau | 29.12.2009
Répondre à ce commentaireBon si c'est juste bien, je fuis sans me retourner ;P
Écrit par : Stephie | 29.12.2009
Répondre à ce commentaireAh Westlake, quel bonheur absolu! Je suis fan de Dortmunder, je ne m'en lasse et je rigole toute seule en le lisant!
Écrit par : Titine | 30.12.2009
Répondre à ce commentaireBon, je ne découvrirai pas Westlake avec celui-ci, alors!!! Bonne année un peu en avance, Amanda!
Écrit par : Karine:) | 30.12.2009
Répondre à ce commentairePeut être que c'est un polar pour mecs alors ? ;-)
J'en profite pour souhaiter une bonne année à ton blog :-)
Écrit par : Emeraude | 01.01.2010
Répondre à ce commentaireComme Emeraude, j'aurais tendance à penser que ce polar plaira peut-être plus aux gars... ;-)
Écrit par : Marie | 04.01.2010
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Écrit par : keisha | 29.12.2009
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