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06.07.2009
ALLER SIMPLE – CARLOS SALEM
« Dorita mourut pendant sa sieste, pour achever de me gâcher mes vacances. J’en étais sûr. » Et Octavio, le premier moment de surprise passé, se contente de se biturer avec les fioles du minibar de sa chambre d’hôtel à Marrakech, parce que « cela méritait
un verre ».
Il commence fort, le roman de Carlos Salem ! Octavio, donc, est un pauvre type un peu raté, un peu looser, obscur fonctionnaire espagnol, qui supporte depuis vingt-deux ans une épouse acariâtre et beuglante. Et le décès inopiné quoique fort bien venu de bobonne le plonge subitement dans une série d’aventures rocambolesques et loufoques.
Octavio va rencontrer Soldati, un Argentin véreux, amoral et complètement barré (l’homme a songé à faire fortune en vendant des gelati aux nomades du désert), un cinéaste sans bobines perdu dans l’Atlas et son équipe aussi fêlée que lui, un crooner argentin, réincarnation de Carlos Gardel (à moins que ce ne soit Carlos Gardel lui-même, qui aurait trouvé le remède pour ne pas mourir ?!), déterminé à buter Julio Iglesias pour crime contre l’humanité le tango, un auteur Nobel de littérature qui n’a jamais écrit…
Le ton est férocement disjoncté, tout a l’air de partir en vrille à chaque moment, mais sous des airs de comédie barrée apparaît, en filigrane, un roman plus attachant, celui des rêves perdus qu’il est temps de réaliser, celui des regrets surgis de l’enfance et celui de la vie qu’il faut célébrer.
Le tout sur des airs de tango, tout en suivant toujours des matches de foot, accompagné d’un chat nommé Jorge Luis et sous l’ombre d’un nuage revanchard, servi par des dialogues qui font pouffer à plus d’une reprise.
« Je me roulais par terre en hurlant de rire quand, ayant terminé mon inspection du fourgon, je compris que Dorita n’était définitivement pas là, et que je resterais dans l’Histoire comme le seul pauvre type mort par congélation dans le désert et en plein soleil ».
Harriba Salem !
Aller simple, Carlos Salem, Moisson Rouge
265 pages, mai 2009
Les avis de Kathel, Jean-Marc Lahhérère, Claude Le Nocher, Polar Noir
Commentaires
Il a l'air très sympa ce bouquin, un grain de folie pour l'été. Je le note ;)
Écrit par : Stephie | 06.07.2009
Répondre à ce commentaireMoi ça ne me dit rien du tout !
Mais j'ai du mal avec la littérature argentine en général.
Faut que je me soigne :-D
Écrit par : Cuné | 06.07.2009
Répondre à ce commentaireUn bon souvenir de lecture que tu me rappelles là : à lire pour tous ceux qui rêvent d'une bonne glace dans le désert !
Écrit par : kathel | 06.07.2009
Répondre à ce commentaireJ'adore l'introduction ! L'histoire avec Julio Iglésias me dit quelque chose, peut-être ai-je eu ce livre en main lors d'une visite à la librairie. Si c'est le cas, je n'aurais pas dû le reposer !
Écrit par : virginie | 06.07.2009
Répondre à ce commentaireJe me range aux côtés de Cuné pour celui-ci : ça me paraît un peu trop barré pour moi....
Écrit par : In Cold Blog | 06.07.2009
Répondre à ce commentairetrès amusant, ça me dit bien de le découvrir cet été!Merci pour cette bonne pioche Amanda!
Écrit par : bab's | 06.07.2009
Répondre à ce commentaireJe rejoins Cuné et In Colb Blog, çà ne me dit rien, mais je me pâme devant Carlos Gardel !
Écrit par : Aifelle | 06.07.2009
Répondre à ce commentaireC'est un livre que j'avais repéré chez Kathel ... et oublié ! Tu viens de me le remettre en mémoire. Avec, en prime, des airs de tango avec la voix incontournable de Carlos Gardel !! Je le note cette fois-ci.
Écrit par : Nanne | 06.07.2009
Répondre à ce commentaireMoi aussi le mot "disjoncté" m'attire tout de suite. Et le mot "tango" aussi!!! Et la première phrase me plaît! Noté, donc!
Écrit par : Karine :) | 07.07.2009
Répondre à ce commentaireMerci beaucoup, Amanda, par le commentaire et l'opinion sur mon roman. J'espère que la proche te plaît aussi... C'est l'histoire d'un assassin à une solde et un père de famille dans un camping un nudiste...
Un pardon par mon pésimo français
Carlos Salem
Écrit par : Carlos Salem | 08.07.2009
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Écrit par : cathulu | 06.07.2009
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