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14.01.2009

VOLEURS A LA DOUZAINE – DONALD WESTLAKE

Un personnage de roman peut il devenir l’ami de l’écrivain qui l’a créé, inventé, fait naître et vivre sous sa plume ? En tous cas, voleursaladouzaine.jpgDonald Westlake aime John Dortmunder. Ils se sont connus en 1967, alors que Donald Westlake sévissait sous le pseudonyme de Richard Stark. Et frayait souvent en compagnie d’un dénommé Parker, héros récurrent de ses romans. Parker « refusa le rôle que [Stark/Westlake] lui avait trouvé »… Westlake lui trouva donc un remplaçant et ainsi naquit John Archibald Dortmunder.

 


La préface du recueil, écrite par Westlake, est, déjà et à elle seule, passionnante. Westlake nous parle de ce vieil ami, devenu presque un intime. C’est pour Playboy ou le New York Times Magazine que Westlake a écrit ces douze nouvelles. Westlake nous les présente, nous raconte comment chacune de ses aventures est née (par exemple, Westlake rêvait d'une histoire entre Dortmunder et un cheval. Pas un truand ou un policier, non, juste un cheval. Aussitôt dit aussitôt écrit, "Le mauvais cheval" était créé). Entre ces deux là, c’est une histoire qui roule, une amitié et une complicité de longue date. Une amitié comme on aimerait en vivre tous les jours.

 

Des péripéties, de la drôlerie, des situations absurdes où John Dortmunder a la part belle. On le retrouve face à un mari voleur et fourbe décidé à rouler son ex-femme, un cheval de course donc, une troupe de théâtre de campagne qui l'accuse injustement de vol (et pour une fois c'est vraiment injuste !), déguisé en serveur dans un soirée mondaine ou planqué dans une penderie pour échapper à un chien méchant alors qu’il braquait une banque (dans cette nouvelle, Dortmunder est devenu John Rumsey, Donald Westlake ayant eu des problèmes avec l’utilisation de ce nom et ayant dû l’abandonner un certain temps).

 

Et on croisera aussi d’autres vieux copains : sa fine équipe, ses partenaires habituels ou de hasard : Andy Kelp, Arnie Allbright, May et les autres. Même si, dans un format aussi court que la nouvelle, on ne retrouve pas l’habituel enchaînement de circonstances qui rendent les aventures de ce truand looser et fataliste jubilatoires, qui font basculer les plans les plus minutieux en coups foireux, on retrouve la verve et l’humour de l’auteur. Des circonstances cocasses, des retournements de situations rocambolesques, dont aucune n’entamera ni le légendaire flegme de Dortmunder ni sa présence d’esprit et son sens de l’à propos, ces douze nouvelles se dégustent avec plaisir, comme un retrouve un vieux copain avec joie.

 

Donald Westlake nous a quittés récemment. Ces douze nouvelles sont une bonne occasion de le retrouver, ou de le découvrir.

 

 

 

Voleurs à la douzaine, Donald Westlake – Rivages – Thriller,  218 pages

 

L’avis de Jean-Marc Lahererre

 

Commentaires

Je n'ai lu que les romans de Westlake et jamais ses nouvelles, une découverte que je garde sur ma LAL

Écrit par : Dominique | 14.01.2009

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Je n'ai lu qu'une seule nouvelle de cet auteur et j'ai bien envie de poursuivre avec celles-ci ! :-)

Écrit par : Florinette | 14.01.2009

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Westlake est incontournable dans le monde du polar, même si tous ses écrits ne sont pas d'exception.
je suis attristée par sa disparition.

Écrit par : odilette | 14.01.2009

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Je ne connais pas cet auteur, mais le thème du livre ne ressemblerait pas à ceux d'Auster ?

Écrit par : Leiloona | 14.01.2009

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Ah... Westlake !!! Il nous laisse seuls, avec ses oeuvres à lire ou relire !J'ai une grande sympathie pour Dortmunder, le "cambrioleur honnête" ; dégâts des eaux, le meilleur (?) de la série est déjà prévu. Merci pour ton article .

Écrit par : keisha | 14.01.2009

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@ dominique : à lire alors:)
@ florinette : tu devrais aimer
@ odilette : oui c'est bien triste, mais il nous reste ses romans, dieu merci
@ leiloona : en fait, pas du tout. Dortmunder et Westlake sont indissociables, et Westlake exprime son attachement à son personnage ds la préface du recueil... mais rien à voir avec Auster. Ce sont des nouvelles "policières" (en quelque sorte) avec un humour décalé, à froid..
@ keisha : Je n'ai pas lu dégat des eaux, je note

Écrit par : amanda | 14.01.2009

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je viens de terminer dégâts des eaux. trop long mais un régal quand même. Je te le prête si tu veux :-)

Écrit par : Emeraude | 14.01.2009

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Je ne connais pas Donald Westlake.Pourquoi ne pas, commencer par celui-ci !

Écrit par : chris89 | 19.01.2009

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@emeraude : yep, merci:)
@ chris89 : il te donnera un aperçu de Dortmunder:)

Écrit par : amanda | 19.01.2009

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Bonsoir Amanda, j'ai appris par hasard que D. Westlake était mort. J'avais beaucoup apprécié l'adaptation ciné du Couperet. Je viens d'en lire un "Un loup chasse l'autre" et j'en ai deux autres à lire. Le recueil de nouvelles dont tu parles: je vais attendre qu'il paraisse en poche. C'est un écrivain à lire et/ou à découvrir. Bonne soirée.

Écrit par : dasola | 26.01.2009

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@ dasola : je n'ai pas lu le couperet (mais aimé le film) et j'aime bcp Dortmunder :)

Écrit par : amanda | 27.01.2009

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