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12.12.2008
DOPE - SARA GRAN
Joséphine est clean depuis deux ans. Deux ans sans dope, deux ans à lutter contre le manque, l’envie, le besoin. Fini les trips, les passes ici et là pour payer ses doses, fini.
Pour survivre, elle pique ici et là dans les magasins un bracelet, un collier, qu’elle revend. Jusqu’au jour où un couple de riche New Yorkais lui demande de retrouver leur fille camée. Mille dollars d’avance, mille après. Comment refuser ? Joséphine se lance sur les traces de Nadine dans les bas-fonds de New York. Qu’elle connaît comme sa poche. Le problème, c’est qu’un dealer est retrouvé assassiné, et que Joséphine est très vite désignée coupable idéale.
Voici les bases d’un polar auxquelles rien ne manque pour être solides : univers glauque, une ex-camée repentie, une sombre affaire de règlement de comptes entre dealers, une machination, des meurtres…
Mais que sont les bases d’un bon policier si le traitement de celui-ci est tout à fait bancal ? Le style est plat, sans aucun relief et d’une monotonie lénifiante.
La crédibilité de l’héroïne me laisse très dubitative : ancienne droguée, ex femme d’un dealer, Joséphine a trente-six ans et l’air d’en avoir vingt-deux. Elle semble réussir à pénétrer les cercles fermés des riches new-yorkais sans que ceux-ci s’interrogent sur sa légitimité (ancienne école huppée de Nadine ou personne ne lui demande pourquoi elle recherche la jeune fille, riche avocat dont les secrétaires successives lui ouvrent la porte sans « barrage », …). De même, cette jeune femme de trente-six ans, qui a certes grandi dans Hell’s Kitchen, le quartier maudit, n’a jamais vu de télévision « à part dans les magasins » . « C’était incroyable, comme au cinéma, là, dans sa maison, à part que l’image était réduite et floue… ») : cette anecdote n’apporte rien et enlève beaucoup de crédibilité au personnage.
Alors oui, dès que les recherches de Joséphine évoluent et que l’on comprend qu’elle est elle-même manipulée, on continue à lire, pour savoir et comprendre. Curiosité donc.
Curiosité qui sera certes satisfaite à la fin du livre, mais encore une fois malheureusement déçue : le dénouement, ici aussi, semble tiré par les cheveux, téléphoné et trop peu crédible.
Mauvaise pioche, donc. Dommage.
DOPE, Sara Gran, Editions Sonatine, 213 pages
Lu dans le cadre du Prix des Lectrices ELLE 2009, Catégorie Policiers
Le bookomaton n'est pas du même avis que moi ! Anna Blume et Antigone et Annie ont aussi été déçues.
Commentaires
j'ai cru que j'allais être emballée, au vu du résumué... bien entendu, ce n'est pas le cas ! ;)
Écrit par : Emeraude | 12.12.2008
Répondre à ce commentaireJ'ai lu ce livre à sa sortie et il m'avait plutôt plu. Je suis d'accord sur l'invraisemblance de certaines situations mais j'avais bien aimé la fin assez inattendue à mon goût.
Écrit par : Solène | 12.12.2008
Répondre à ce commentaireJe n'aimais déjà pas la couverture... et je crois que je vais passer mon tour suite à ton billet!
Écrit par : Karine :) | 12.12.2008
Répondre à ce commentaireOui, pas génial et avec le recul, je n'en garde pas beaucoup de souvenirs...grrrr!
Écrit par : Annie | 12.12.2008
Répondre à ce commentaireDe toute façon, l'histoire à la base ne me tentait pas trop ! Donc pas de mauvais pioche pour moi car il n'y aura pas de pioche du tout. ;-)
Écrit par : Caro[line] | 12.12.2008
Répondre à ce commentaireDéception pour moi aussi ! Ton com rejoint tout à fait ce que j'en ai pensé !
Écrit par : clochette | 13.12.2008
Répondre à ce commentaire"trente-six ans, qui a certes grandi dans Hell’s Kitchen, le quartier maudit, n’a jamais vu de télévision « à part dans les magasins » "... Ben moi itou, à trente-six balais (il y a un peu plu de 15 ans) j n'avais jamais vu de TV ailleurs que dans le mgasins. Mes potes en avaint pas, moi non plus, et ça avait beau épater les collègues c'était comme ça. Ma premère TV j'avais 42 ans, parce qu'on me l'a donnée, sinon j'aurai jamais eu. Je ne vois donc pas en quoi le fait de ne pas avoir la TV décridibilise le personnage. Il y a des mondes qui se cotoient et s'ignorent sur cette terre... Les marginaux ; et je l'ai été ma part ; se retrouvent par contre parfois au contact de gens huppés sans l'avoir cherché, au hasard de péripéties inatendues... Un marginal, c'st pas forcément un clodo apointé par une asistante sociale. Ce peut être tout autre chose... Faudrait je lise le bouquin pour me faire ma propre idée. Mais voilà, le monde de la dope me débecte depuis trop longtemps...
Bonne soirée...
Écrit par : Mikael | 14.12.2008
Répondre à ce commentaireRien que le milieu dans lequel se passe l'histoire ne me plait pas beaucoup alors si tu dis que le reste n'est pas terrible non plus, je passe ! De toute façon, je ne pense pas que j'aurais été attirée par le titre et la couverture !
Écrit par : Joelle | 15.12.2008
Répondre à ce commentaireEffectivement, une déception ce livre... Pour l'instant, les "policiers" me laissent très très dubitative.
Écrit par : antigone | 17.12.2008
Répondre à ce commentaireen tous cas, j'aime bien la couverture :)
Écrit par : Stéphanie | 20.12.2008
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bonne journée
Écrit par : kesalul | 12.12.2008
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