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19.03.2008
PERETTE ET LES FILLES DANS LE VENT
Perette s’en alla lundi dernier, légère et court vêtue, à la capitale.
Elle avait rendez-vous avec deux amies pour travailler sur certaines énigmes d’un certain jeu d’un certain événement organisé par une certaine blogosphère littéraire.
Perette prit sa petite voiture et – ô miracle – ne la raya pas, ne brûla pas de feu rouge, ni de stop, n’écrasa personne et arriva indemne à la capitale, au grand soulagement de sa voiture.
Perette retrouva d’abord Celle-qui-avait-des-idées-plein-la-tête dans un café branché du ventre de Paris. Elles furent bientôt rejointes par Modasse Girl, comme il se doit pendue au téléphone. Au passage, Perette lance un avis interblogosphérique : que le méchant capilliculteur qui a dérobé la somptueuse crinière de Modasse Girl se dénonce. Ladite crinière appartient à la blogosphère qui compte bien en faire une écharpe et donc un lot pour ledit événement du 5 juillet.
Pendant toute une après midi, Modasse Girl, Celle-qui-avait-des-idées-plein-la-tête et Perette travaillèrent d’arrache pied sur ces énigmes. Retorses, perverses, malicieuses, démoniaques, les trois bloggueuses s’amusèrent comme des folles à imaginer des énigmes aussi tordues qu’hilarantes, aussi littéraires que « gossipiennes ». Elles s’en fichent, elles n’auront pas à les déchiffrer, ni à se plier aux exigences des épreuves imposées qu’elles comptent infliger aux participants. En revanche elles en rient d’avance.
De temps en temps, Perette et ses amies faisaient une pause (nicotine et goudron pour Perette, visite des WC des hommes pour Modasse Girl. Seule Celle-qui-avait-des-idées-plein-la-tête était sage comme une image et les rappelait à l’ordre quand ses camarades déviaient dangereusement du but de l’après midi).
Après quelques heures d’intense réflexion, de torturage neuronesque, les trois comparses filèrent dans une librairie, errèrent en papotant parmi les ouvrages d’art et les cahiers rigolos qu’elles achetèrent.
Leur conversation tourna bien sûr encore et toujours autour de la littérature et du théâtre, aussi évoquèrent-elles très sérieusement les mérites comparés de Jean-Paul Sartre et de Pierre Arditi.
Toutes trois rejoignirent enfin d’autres comparses. Secret Girl les accueillit dans son nouveau boudoir, où les attendaient Saphirette, Celle-qui-avait-mangé-trop-de-choucroute et Celle-qui-avait-un-décolleté-plongeant.
Bientôt arriva l’Homme de la soirée, j’ai nommé Zigoto. Zigoto que Perette ne connaissait pas et qui la fit tomber à la renverse quand il arriva, tel Zorro sur son cheval blanc renversant Joséphine Ange Gardien.
Les joyeux lurons passèrent une bonne soirée, voire une très bonne soirée, au cours de laquelle les filles offrirent un ouvrage d’art amoureusement dédicacé par l’auteur à Zigoto qui mit plusieurs minutes à s’en remettre, offrirent à Secret Girl quelques menues bricoles dont un cahier de secrets et un talisman secret-sacré à glisser dans son portefeuille…
Ils surveillèrent leur ligne, furent très raisonnables, ne se jetèrent pas sur le chocolat et n’abusèrent pas du Montbazillac.
Enfin, après moult éclats de rire ils se séparèrent. Tandis que Secret Girl rangeait son boudoir devenu foutoir, Modasse Girl, Celle-qui-avait-mangé-trop-de-choucroute, Celle-qui-avait-un-décolleté-plongeant et Celle-qui-avait-des-idées-plein-la-tête prirent le risque inouï, osé, courageux, d’emprunter le train de banlieue qui les ramènerait à la capitale, sous la protection de Zigoto prêt à dégainer son taille-crayon au moindre incident.
Saphirette et Perette s’en allèrent reprendre la voiture. Elles finirent par trouver le parking souterrain, et là faillirent bien ne pas trouver la sortie dudit parking. Au bout de quelques contresens, de quelques cercles et circonvolutions erratiques, elles finirent par en sortir, au grand soulagement de Saphirette qui menaçait de s’étouffer et risquait l’apoplexie en s’imaginant tournant et tournant sans fin dans ce labyrinthe tout droit sorti de l’imagination tordue d’un architecte alcoolique.
Perette ne brûla pas de feu rouge mais s’arrêta consciencieusement aux feux verts, raccompagna Saphirette et pris enfin l’autoroute pour s’en retourner dans sa campagne, après néanmoins avoir failli prendre les quais à contresens.
Au final, Perette imagine déjà les éclats de rire qui rempliront la journée du 5 juillet, attend impatiemment les prochaines séances de préparation, et vous recommande chaudement (et perversement) de venir rejoindre les filles dans le vent le 5 juillet prochain.
D’ici là, un concours de marque-pages est brillamment lancé par Celle-qui-avait-des-idées-plein-la-tête, Perette vous incite donc vivement à saisir plumes, pinceaux, crayons et feutres pour imaginer le plus tendance, le plus drôle, le plus élégant, le plus raffiné des marque-pages.
08:07 Publié dans Books & the city, Brune dehors blonde dedans | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
Commentaires
Bon, ne torturez pas trop les participants tout de même, c'est que j'ai déjà pris mon billet de train moi, peux plus reculer ! ;-)
Ecrit par : bladelor | 19.03.2008
Répondre à ce commentaireAh oui, et encore merci pour les "menues bricoles" !!!! :-)))
Ecrit par : Secret Girl | 19.03.2008
Répondre à ce commentaireça y est, je crois que j'ai reconnu tout le monde derrière ce chouettes surnoms sauf le décolleté plongeant. Mystère!!! Vivement les prochaines aventures de Perette et ses copines
Ecrit par : goelen | 19.03.2008
Répondre à ce commentaireJ'aime beaucoup les aventures de Perrette! Bon, je n'ai pas reconnu tout le monde, bien sur... il est trop tôt pour que mon cerveau soit complètement réveillé... mais j'ai drôlement hâte à cet été!!!
Ecrit par : Karine | 19.03.2008
Répondre à ce commentaireJ'adore les histoires de Perette. J'adore aussi Perette et ses amies (mais bon je n'ai pas reconnue Celle-qui-avait-mangé-trop-de-choucroute ni Celle-qui-avait-un-décolleté-plongeant mais une simple inversion de personne ne change rien à celle belle histoire :)
Bonne journée Perette (et ses amies ) !
Ecrit par : Carine | 19.03.2008
Répondre à ce commentaireTrès joli récit ! Drôle et totalement véridique : tout le monde a bien surveillé sa ligne et personne n'a déboutonné son pantalon après l'apéro, les pizzas, l'opéra et les chocolats ! ;-)
Ecrit par : Celle-qui-avait-mangé-trop-de-choucroute | 19.03.2008
Répondre à ce commentaireJ'adore Perette et ses copines! Je ne saurais que trop fustiger l'infigestion qui m'a retneue loin de leurs aventures!
Ecrit par : chiffonnette | 19.03.2008
Répondre à ce commentaireC'est hyper drôle, j'adore! Eh oui, parfois je fais de la socio dans les toilettes hommes (souvent même:)))!
Ecrit par : Modasse girl | 19.03.2008
Répondre à ce commentaireje ne m'imaginais pas aussi sérieuse :))
et j'adore les histoires de Perette, n'attends pas aussi longtemps pour nous en conter de nouvelles ;)
Vive les ouvrages d'arts comme celui qu'on a offert à Zigoto! :)
Ecrit par : Celle-qui-avait-des-idées-plein-la-tête | 19.03.2008
Répondre à ce commentaireTon billet est excellent ... vive Perette et ses billets ;) C'est vraiment dommage que je ne puisse pas venir le 5 juillet !
Ecrit par : Joelle | 20.03.2008
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Ecrit par : Emeraude | 19.03.2008
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