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03.02.2008
LE LEZARD LUBRIQUE DE MELANCHOLY COVE – CHRISTOPHER MOORE
Steve se réveille après un long sommeil.
Steve a les yeux verts.
Steve est très grand.
Steve est un coquin.
Steve est amoureux.
Steve a une libido… disons... développée.
D’ailleurs Steve sait faire des choses avec sa langue... rien que d'y penser...mmm…
On dit de lui qu’il est lubrique.
Steve est un lézard. Un très très gros lézard, vieux d’au moins 40 000 ans.
Il me fallait d’urgence une lecture légère et gaie pour contrebalancer les livres sombres quoique magnifiques que j’ai lus ces derniers jours. Christopher Moore était donc tout indiqué pour insuffler un peu de gaîté dans ce monde de brutes.
Parce que de la gaîté, il y en a à la pelle, dans ce livre là ! De l’humour noir, de l’humour second degré, de l’humour bête, de l'humour tout court, voilà de quoi rire, sourire, éclater de rire, s’esclaffer pendant un petit moment.
L’histoire est loufoque, tellement loufoque qu’on se demande où Christopher Moore est allé chercher tout ça. Ca part un peu dans tous les sens : il y a des chiens qui pensent (et qui pensent bien), une propriétaire de bar bionique, un flic paresseux marijuané la plupart de temps.
Il y a Kendra, l’Amazone des Terres Inconnues toujours accompagnée de sa voix-off (quoi ? Vous ne vous souvenez pas de Kendra, l’Amazone des Terres Inconnues ??? révisez vos classiques enfin!), il y a l’homme araignée qui ne mange que des imitations de Bounty, un chanteur de blues qui ne veut surtout, mais alors surtout pas, être heureux, une psychiatre frustrée débordée, un pharmacien qui a des drôles de fantasmes… et j’en passe!
C’est décalé, c’est ahurissant, c’est jouissif, ce qu'il se passe dans cette paisible station balnéaire de la Cote Ouest !
Un bel endormi se réveille et tout part en vrille ! L’intrigue tient la route et le rythme, on se laisse aller à ne plus penser au reste ; on se prend d’amitié pour Steve, ce brave lézard qui n’a rien demandé, après tout ! On l'adopterait presque, l'animal !
Faut-il trouver un bémol ? Bon, je dirais que, les plaisanteries les plus courtes étant les meilleures, on finit peut-être par se lasser : sur 434 pages, on aurait pu réduire un peu. Une blague notamment ne m’a pas du tout fait rire («Winston jetait un œil sur l’arrière boutique où se cachaient ses employées qui, aussi mortes de trouille qu’Anne Frank et ses parents, zieutaient la scène dans l’entrebaillement de la porte »).
Mais je chipote, là, parce que j’ai ri, ri, et que, tout simplement, ça fait du bien.
Les avis de Clarabel, Cathulu, Karine, Stéphanie (j'en oublie surement...)
10:49 Publié dans Litterature Anglo-saxonne, Polars, thrillers..., Très bon moment ! | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Commentaires
Ah, tout le monde a plongé pour ce bouquin... Chouette! :)))
Ecrit par : fashion victim | 03.02.2008
j'ai peur de trouver ça un peu long
Ecrit par : goelen | 03.02.2008
aaaaahh ouf :))
Ecrit par : Stéphanie | 03.02.2008
J'ai beaucoup aimé cet humour noir et je me suis vraiment demandé ce que l'auteur avait pu fumer (ou ingurgiter par toute autre voie) pour penser à des trucs pareils!!!! j'avais un faible pour la voix off!!! :))
Ecrit par : Karine | 03.02.2008
@fashion, stéphanie, karine : un bon moment de détente, oui!
@goelen : j'ai trouvé la fin longue, oui, mais c'est qd même distrayant
Ecrit par : amanda | 04.02.2008


