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22.09.2007
HORS JEU - Bertrand GUILLOT
Jean-Victor Assalti est un jeune publicitaire ambitieux à qui tout réussi jusqu’à ce qu’il soit brusquement licencié.
Il décide de s’inscrire à un nouveau jeu télévisé, la Cible et passe les castings avec une seule idée en tête : gagner le jeu, prendre sa revanche sur ces Dominants qui l’ont lâché.
C’est un livre intéressant. Certes l’écriture ne brille pas par son style recherché ; l’approche de Bertrand Guillot est toute autre : le style est dépouillé, il va à l’essentiel. Un style qui concorde parfaitement avec son héros : débutant carriériste, qui évolue dans un milieu de Dominants et ne s’embarrasse pas de préjugés pour enrichir son CV autant que son compte en banque.
C’est un beau tableau sur l’ambition et la réussite sociale des jeunes cadres supérieurs, qui fêtent dans les restaurants branchés leurs bonus à 6 zéros, leurs promotions obtenues à coups de bluff et d’intrigues, jeune femmes carriéristes aux dents aussi longues que leurs jupes sont courtes. Bertrand Guillot peint l’innocence et la naïveté des jeunes diplômés, leur sentiment de suffisance et de supériorité dûment ingurgité dans leur Grande Ecole.
Supériorité qui s’écroule au premier incident de parcours : déchéance et abandon progressifs, isolement qui broye les laissés-pour-compte de la réussite.
JV va ouvrir les yeux sur la vacuité de son existence et prendre conscience de l’inutilité de sa soif de réussite.
Le moule dans lequel il voulait à tout prix se couler, par conformisme social et surtout par peur de ne plus être dans la norme se liquéfie lentement jusqu’il se libère enfin du carcan conformiste dans lequel il se sentait protégé et invincible.
Les dessous des jeux télévisés et de l’audio-visuel en général sont aussi bien croqués : monde creux, cruel, cru où ambition, manipulation et hypocrisie sont les seuls facteurs de réussite et de reconnaissance.
Bertrand Guillot décrit un monde vain et futile, dans lequel son personnage va peu à peu découvrir que la vraie vie n’est pas là où il le pensait.
Les avis de Fashion Victim, qui m’a donné envie de le lire, d’Emeraude, de Stéphanie, de Clarabel
10:40 Publié dans Litterature Française | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Commentaires
Ah la vraie vie, on voudrait bien pouvoir s'y plonger...
Ecrit par : Spencer | 23.09.2007
Répondre à ce commentairej'ai vraiment beaucoup aimé ce livre, qui fut pour moi une agréable surprise!!
Ecrit par : Emeraude | 29.09.2007
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Ecrit par : Stéphanie | 23.09.2007
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