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06.09.2007
Et si c’était niais ?
Une amie est venue diner et, connaissant mon goût pour la lecture et surtout après une discussion fort animée sur Marc Lévy, m’a offert le dernier livre de Pascal Fioretto, Et si c’était niais, qui pastiche les best sellers commerciaux et parodie les uns après les autres les auteurs bankable du moment.
Des écrivains connus disparaissent mystérieusement les uns après les autres : DHL, Christine Anxiot, Bernard Werbreux, Mélanie Notlong, Frédéric Beisbeger, Marc Lévis… le commissaire Adam Seberg mène l’enquête dans le milieu fermé de l’édition.
C’est parfois amusant, certains passages parodiant Marc Levy, Amélie Nothomb ou Frédéric Beigbeder m’ont bien fait rire.
J’entends bien que Pascal Fioretto ne prétende rédiger le prochain Nobel de littérature. Ceci dit, à force de caricaturer les poncifs et les clichés de certains auteurs à succès, il a créé un roman inintéressant, dont l’intrigue est d’une stupidité à raser un enfant de 7 ans et l’humour, au départ amusant, devient vite répétitif.
Certes l'exercice est amusant, mais Pascal Fioretto aurait pu croquer certains auteurs avec plus de mordant, voire parodier les styles de ces auteurs en les améliorant ou les agrémentant de quelques tournures élégantes.
Rien de tout cela dans son roman. Ce n’est qu’une succession de chapitres caricaturaux et creux.
Ma fille dit que zéro plus zéro égale la tête à toto, je dirais plus simplement que, à force d’imiter l’intérêt plus que réduit de ces auteurs, il a créé un roman somme toute assez vide de sens.
Le tout en période de rentrée littéraire, comme un bon coup marketing, quoi.
16:40 Publié dans Litterature Française | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
Commentaires
J'allais me pencher sur cet objet mais je viens d'économiser mon temps et mon argent , merci !
Ecrit par : cathulu | 09.09.2007
Répondre à ce commentaireJ'ai lu quelques passages assez bien croqués (chapitre sur Anna Gavalda notamment), mais je ne suis pas sûre que l'ensemble de l'ouvrage tienne la route.
Ecrit par : Caroline | 19.09.2007
Répondre à ce commentaireJe ne suis pas d'accord. Le pastiche de Pascal Fioretto est pour moi un soulagement contre les narcissismes de ces cibles. C'est normal qu'on soit tous principalement intéressés par soi-même mais ça devient pesant quand la vision mollement séductrice et "boursouflée de vanité" (comme on dit quand on veut dénoncer la vanité) d'un seul occupe tout l'avant-plan. Quand on dénonce le narcissisme de Bernard Henri Lévy ou la vanité superficielle de Marc Lévy avec des analyses rationnelles, on tourne à vide, on n'a aucune influence. Le pastiche de Pascal Fioretto est une excellente façon de contrer les hégémonies spirituelles qui s'installent à nos insus. C'est comme un scrupule. Et j'aime le scrupule de Pascal Fioretto. Je l'ai trouvé virtuose dans l'équilibre entre le comique, le subtil et l'absurde.
En passant, c'est Pascal et non Patrick Fioretto. Vous devez confondre avec un chanteur à la mode.
Ecrit par : Daniel | 16.10.2007
Répondre à ce commentaireJe comprends très bien ton point de vue vis-à vis de ce roman. Cependant j'aurais un avis moins tranché que le tien, parce qu'il m'a quand même sacrément fait rire!
Ecrit par : Gaël | 05.11.2008
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Ecrit par : fashion victim | 06.09.2007
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