03.09.2010
La mort d'Edgar – Franz Bartelt

Neuf nouvelles qui se dévorent, qui se savourent, qui croustillent et qui me font redécouvrir ce genre si particulier qu'est la nouvelle et que j'aime définitivement beaucoup.
Ici, nous sommes plutôt dans des campagnes. Les habitants sont gais, ou tristes, couards ou menteurs. On y aime, on s'y moque, on y prend son voisin pour un idiot ou la jolie fille du village pour une vicieuse, ce qu'elle n'est pas.
Franz Bartelt dessine à merveille ces personnages. Il les croque avec une verve truculente, parfois moqueuse mais jamais réellement méchante.
Un homme, qui parlait rarement aux villageois, déplore soudainement la perte de son frère. Devant ce deuil, le maire, le cafetier, le curé, tous décident de participer au deuil et de rendre au disparu qu'ils ne connaissaient pas un vibrant et dernier hommage. Mais à qui rendent ils vraiment hommage, si ce n'est à leurs petites vanités et stupidités ? Un autre homme se réveille alors qu'il se croyait mort. Et tous ces proches aussi. Cette fausse résurrection va révéler bien des petitesses et des jalousies. Ici, c'est un suicidé chronique, las d'être sauvé par son ami, qui mourra (ou pas) des mains de son ami... Tandis que celui-ci se révèlera au final bien plus machiavélique que lui...
Ailleurs, nous croisons la Venus de Bongo, cette statue d’une déesse africaine exposée dans un musée des Ardennes. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si l’ivrogne du village ne se mettait en tête de la protéger du froid. On vitupère, on alerte, on fait campagne, on rassemble et tout le monde s’y met aussi (« Au café de la Marine, le discours de Dan Froyon fut accueilli avec plus de gravité qu’ailleurs. L’ivrogne est généralement un être sensible et compatissant, surtout si le sujet à débattre exige des libations un peu méditatives. L’alcool renforce la pensée. L’homme qui a bu gagne en humanité ce qu’il perd en laconisme. »)
Il y a un humour détaché, à la fois féroce et tendre, dans les nouvelles de Franz Bartelt. On s'y régale à lire la petitesse, la jalousie, l'innocence, les petites vengeances et les grandes méchancetés. Avec des petites histoires et des petites scènes, c’est un regard plein d’acuité que porte Franz Bartelt sur ses personnages qu’il dissèque avec humour. Parfois loufoques, parfois un peu amères (seule la dernière nouvelle m’a déçue, sans doute parce que les deux personnages et leurs histoires m’ont paru trop caricaturaux et moins amusants), les nouvelles, extrêmement bien écrites, ciselées, fines ou acerbes parfois, se lisent avec autant de plaisir qu'un bon roman.
La mort d'Edgar, Franz Bartelt
Gallimard, 228 pages, avril 2010
Un extrait est disponible sur epagine.
06:00 Publié dans *Litterature Française*, *Nouvelles* | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : petitesses, ironie, mordant, nouvelles, franz bartelt
31.08.2010
Ouragan – Laurent Gaudé
Décidément la Nouvelle Orléans et l’ouragan Katrina inspirent les auteurs. Après Gilles Leroy avec Zola Jackson, alors que parait également un roman d’Amanda Boyden « En attendant Babylone », Laurent Gaudé s’empare également de la catastrophe et propose de suivre plusieurs personnages pendant l’ouragan.
Plusieurs personnages, donc, qui se croisent, se suivent et se rencontrent parfois. Une vieille négresse, Joséphine Linc. Steelson, centenaire qui sent l’ouragan arriver, une jeune femme perdue, un homme qui a réchappé à un accident de forage en mer, un prêtre, des détenus de la prison qui restent enfermés pendant que leurs gardiens ont fui en sauvant les chiens de garde.
Tour à tour, ces personnages prennent la parole ou sont racontés par Laurent Gaudé. J’ai aimé le style, parfois mélopéen, lancinant ou incantatoire, l’enchaînement des récits et la tension qui monte petit à petit.
Néanmoins, cette succession d’histoires, de destins, de récits, me laisse sur ma faim : d’une part certains retournements sont rapides et m’ont parus peu étayés (le changement d’attitude du prêtre par exemple, mais je ne veux pas spoiler), d’autre part il m’a semblé que le tout est justement un peu trop enrobé d’une accumulation de personnages et de situations dramatiques traitées très vite et passant rapidement d’une à la suivante. Laurent Gaudé survole le tout sans s'arrêter suffisamment sur chacun des personnages.
Un avis perplexe plutôt que mitigé. Ai-je aimé ? Oui et non.
J'aime le style de Gaudé, j'aime son maniement des mots et ses phrases, j'aime ces personnages perdus qu'on aime à suivre. Mais ici, je suis restée en surface : trop court ou trop en surface. Je ne saurais mettre le doigt sur ce qui m'a précisément laissée en dehors.
Ouragan, Laurent Gaudé
Actes Sud, août 2010, 189 pages
L'avis de Choco et celui de Stephie.
06:00 Publié dans *Litterature Française*, Rentrée littéraire 2010 | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
30.08.2010
Robe de marié – Pierre Lemaitre
Discutant dernièrement avec des amies, je proférai l'énormité suivante : « Est ce que les vraies Fashion Victims porteraient des vêtements des collections des saisons passées ? Non. Je suis comme elles : je veux lire des romans de cette rentrée uniquement, les autres ne me font pas envie du tout. »
Robe de marié. D'abord il manque le « E ». Intriguant. C'est qui le marié ? Pourquoi il porte une robe ? D'autant que le roman commence par la vie de Sophie Duguet, employée comme nurse auprès d'une famille aisée. Sophie, on le devine, est folle.
On le devine parce Pierre Lemaître nous plonge d'emblée dans l'esprit de Sophie avec une maîtrise impressionnante : les crises d'amnésies, l'impression de sombrer dans un gouffre de plus en plus profond, un gouffre vertigineux où Sophie semble s'enfoncer avec une torpeur abrutie et inéluctable. On ne sait rien de son passé, ou plutôt on devine que Sophie a assassiné son mari, sa belle-mère et s'est reconstruit une vie. Jusqu'à ce que sa folie refasse surface et qu'elle commette un troisième meurtre, puis un quatrième.
Il est vertigineux, ce roman, car Pierre Lemaitre réussit à semer le doute dans l'esprit de son lecteur. Semer le doute, retourner les situations, distiller l'angoisse et surtout, surtout, à l'accrocher à son roman, l'accrocher et le maintenir totalement captif.
Dans la première partie, on suit Sophie dans sa folie, on compatit et en même temps on est écoeuré. Les mécanismes de la folie sont distillés lentement, c'est une descente aux enfers machiavélique et tortueuse complètement hypnotisante. Dans la seconde, on comprend, l'histoire est reprise par Frantz, un homme qui suit Sophie depuis de longues années, qui l'observe. Une autre folie, cette fois pire encore, celle d'un homme obsédé et ravagé qui consacre sa vie à suivre cette femme.
Le tout se rejoint, et le tour est joué : on ne peut lâcher le roman.
Parfaitement maîtrisé, donc, où les folies se rejoignent et s'affrontent jusqu'au final que l'on achève à trois heures du matin, les mains moites et le coeur frissonnant.
Comme quoi, le vintage, c'est vachement bien. D'ailleurs, j'ai acheté encore plus vintage, du coup : le premier roman de Pierre Lemaître « Travail soigné ».
Robe de marié, Pierre Lemaitre
Le livre de poche, mai 2010, 407 pages
Cuné : « Les rouages des détaqués sont impénétrables, la machination est diabolique et la lectrice heureuse : elle a tout oublié de sa vie le temps de ces 271 pages, rivée aux mots. Bravo ! »
Stéphie : "J'aime ce genre de livre dans lequel arrive une nouvelle révélation hallucinante à chaque fois que vous croyez avoir tout vu et tout compris."
Cathulu qui n'a pas aimé :(.. : "je suis restée totalement à l'extérieur d'une narration qui aurait pu être efficace si elle avait été plus crédible.Dommage."
06:00 Publié dans *Litterature Française*, *Romans Noirs, Polars, thrillers...* | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : pierre lemaitre, nuit blanche assurée (foi de caféinée)
26.08.2010
Une bien étrange attraction – Tom Robbins
« Songez un peu à la nonchalance paisible de la saucisse, comparée à l’agressivité et à la violence du bacon ».

Y’a des auteurs, comme ça, qui vous agacent prodigieusement lors de votre première rencontre. Ce fut le cas de Tom Robbins, l’an dernier, avec « Comme la grenouille sur son nénuphar ». Lui et moi, on était partis bon copains, voire franchement complices dans les premiers kilomètres, puis peu à peu il m’avait épuisé avec des blagues scatologiques et son humour trop en dessous de la ceinture. Rupture d’un consentement mutuel, on se sépare tout en restant bons amis, parce qu’il est quand même sacrément culotté, et j’aime ça, moi, les gens culottés.
Du coup, cette année, je me suis dit que Tommy et moi (oui, je donne des surnoms à mes amis, tous) Tommy et moi, donc, on pourrait peut-être tenter de refaire un bout de chemin ensemble, vu que « Une bien étrange attraction » est arrivé entre mes mains.
Et beh, au début, il s’en est fallu de peu pour que je demande à nouveau le divorce. Parce que l’histoire d’Amanda (ce qui prouve bien qu’il ne m’en voulait pas, hein !), de John Paul, Marx, Mon Cul, Plucky m’a totalement échappé dès les premières pages.
Je précise dès à présent que Mon Cul est un babouin de compagnie. Et que Le Corps fera aussi son apparition. Le Corps, c’est le corps du Christ, évidemment.
Amanda, donc, est une jeune femme un peu gitane, un peu voyante, un peu dresseuse de puces, un peu tcharbée selon nos « critères sociaux », qui partage sa vie avec John Paul Ziller, magicien, artiste, cuisinier es hot-dogs, tout aussi fêlé du ciboulot, toujours selon nos pauvre petits critères sociaux. Ces deux là vivent presque d’amour et d’eau fraîche, célèbrent l’amour libre et ouvrent un zoo pour puces et autres petites bestioles.
On y annonce la venue du Corps dans la quatrième de couverture, sachez qu’il n’arrivera qu’après la deuxième moitié du roman. Aussi, il est difficile de comprendre les délires psychédéliques de Tom Robbins au début. Mais, à la différence de l’histoire des batraciens, on se laisse prendre au jeu et on part dans ce délire qui semble avoir été écrit sous influence de champignons hallucinatoires. Ça met un peu la tête à l’envers, comme dirait l’autre, mais c’est tellement hallucinant qu’on s’y attache.
Quand Plumcky, le faux espion, arrive du Vatican où il a dérobé le Corps du Christ qu’il a trouvé par hasard au fin fond d’une crypte après un séisme, qu’il l’a déguisé en bonne sœur et lui a fait traverser l’Atlantique, le roman prend une autre saveur. Robins s’amuse comme un fou : le christianisme, l’église, les bien-pensants, la morale… tout y passe, ça pourrait choquer mais c’est écrit avec un humour tordant et bien piquant comme on aime. Irrévérencieux, certes, mais au final plutôt délicieux, et sacrément intelligent, quand on y pense.
Ajoutez y des interventions directes de l’auteur (Robbins ? le croyez-vous ?) qui vient expliquer comment il écrit, des pastèques bavardes, des papillons (beaucoup de papillons). Secouez le tout en sautant tout nu dans votre jardin. Si vous n'avez pas de jardin, le restaurant d'entreprise à l'heure du déjeûner suffira. N’oubliez pas de vous munir d’une bonne dose d’humour et d’un peu de cynisme. Jetez évidemment votre pragmatisme, vos a priori et votre bon sens par la fenêtre ou encore mieux à la figure du premier trouble fête venu et savourez.
« Pas plus qu’un plombier amateur peut nier l’eau qui monte sur le sol de la salle de bains, je ne peux nier le rythme chaotique de ce manuscrit, ses contradictions, sa confusion, ses digressions (oh là là) ses mille et un changements de style. En ce qui concerne ces incohérences stylistiques, Amanda m’a dit un jour que c’est la tendance naturelle des Cancer d’être facilement et efficacement influencés, de laisser le style des autres déteindre sur eux à volonté, et donc, si le lecteur est plutôt sensible au zodiaque (et je maintiens que je ne le suis pas), peut-être que je pourrai me tirer d’affaire en révélant mon appartenance au signe du Cancer. Bien sur, un excuse astrologique ne suffira pas aux yeux des critiques littéraires ou des professeurs de littérature, mais ils n’ont aucune raison de venir fourrer leur nez dans un document de ce genre, de toute façon. »
Une bien étrange attraction – Tom Robbins
Gallmeister, août 2010, 388 pages
L’interview qu’il a accordé à Chronic’art en 2009
06:00 Publié dans *Litterature Anglo-saxonne*, Rentrée littéraire 2010 | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : humour, délires, vatican, zoo, puces dressées, babouins, ...
25.08.2010
Les derniers flamants de Bombay -Siddhart Dhavant Shandhvi
Le cinéma bollywoodien est souvent magnifique : des couleurs, des chansons, de la gaîté, de la légèreté. Le roman indien, lui, est souvent rempli de couleurs, aussi, d'odeurs et plonge le lecteur dans un pays délicieux.
Les derniers flamants de Bombay, malheureusement, devient aussi insipide d'un film raté.
Karan est un jeune photographe, incroyablement doué qui s'échine à photographier les scènes la rue. Il rencontre un pianiste extrêmement doué, lui aussi, et Zaïra, une star de Bollywood. Karan découvre la vie de Samar, le pianiste, et Zaira, cette star inaccessible dotée d'une beauté à couper le souffle. Nous ne sommes pas dans l'Inde pauvre et misérable : ici tout est clinquant, superficiel, vain et vaniteux. Fasciné par Zaira et la vie de ces nantis, Karan se laisse séduire...
Alors que la quatrième de couverture vante un meurtre et de multiples rebondissements, le style est creux et indigeste. Rempli de poncifs (la star, le pianiste homosexuel, l'amant,...), de scènes aussi outrageusement ridicules que mal racontées, ce roman me laisse complètement sur la bas-coté.
Mais, par dessus tout, le style... le style, damned...inexistant, fade, bourré de clichés, souvent brinquebalant entre deux métaphores aussi piètres que malhabiles...
Au bout d'une centaine de pages, je lis la chose suivante « Saisissant ses hanches, elle l'attira à lui, puis le repoussa, arrêtant son gland à l'orée de sa chose cachée ».
Saisissant mon exemplaire, je l'attirai à moi pour vérifier que j'avais bien lu, puis le repoussai immédiatement, arrêtant les frais à l'orée de ma consternation.
Les derniers flamants de Bombay -Siddhart Dhavant Shandhvi
Editions des Deux Terres, août 2010, 469 pages
Merci néanmoins à l'équipe de Babelio, et à l'opération "Masse critique". Mauvaise pioche, pour moi...


11:30 Publié dans *Litterature Indienne*, Rentrée littéraire 2010 | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : inde, bollywood
24.08.2010
Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants – Mathias Enard
« Tu habites une autre prison, un monde de force et de courage où tu penses pouvoir être porté en
triomphe ; tu crois obtenir la bienveillance des puissants, tu cherches la gloire et la fortune. Pourtant, lorsque la nuit arrive, tu trembles. Tu ne bois pas, car tu as peur ; tu sais que la brûlure de l'alcool te précipite dans la faiblesse, dans l'irrésistible besoin de retrouver des caresses, une tendresse disparue, le monde perdu de l'enfance, la satisfaction, le calme, face à l'incertitude scintillante de l'obscurité. »
En 1506, le sultan Bajazet a demandé à Leonard de Vinci puis Michel-Ange de concevoir un pont entre les deux rives du Bosphore. On sait que (peut-être ?) Leonard de Vinci a répondu, que son projet n'a pas été retenu. Pour Michel-Ange, on ne sait pas non plus. A-t-il répondu ? A-t-il ignoré la proposition ? Trois avant avant le début des travaux de la Chapelle Sixtine, celui qui été déjà connu pour son David aurait-il accepté de se rendre à Constantinople ?
Rien n'est sans doute plus difficile que de créer une fiction à partir de personnages réels, connus, reconnus, d'exploiter un mini événement réel pour imaginer une histoire pour créer de toute pièces un pan de vie tout en gardant pied dans la réalité des personnages.
Avec Mathias Enard, Michel-Ange se rend à Constantinople. Il a des problèmes d'argent, est en désaccord avec le Pape Jules II qui lui a commandé un tombeau. Il rencontre le Grand Vizir et se met au travail. Mais l'inspiration manque, le peintre se promène dans les rues de la ville avec le poète Mesihi, Michel Ange découvre la ville, se laisse parfois envahir par le doute, l'inspiration ne vient pas. Il cherche, déambule, écoute.
Mathias Enard, lui, n'est pas peintre, mais il trace avec ce roman un portrait plein de finesse et de délicatesse, qui se lit d'une traite. Des chapitres courts, brèves esquisses des quelques semaines passées à Constantinople, où les hésitations du peintre, ses frayeurs, ses craintes, ses ambitions ou ses doutes sont dessinés avec ce qu'il faut d'épure pour n'en garder que le principal : la beauté du tableau.
En alternant de courts chapitres où un compagnon nocturne de Michel Ange parle, Mathias Enard donne au roman une lueur claire-obscure : le narrateur (ou narratrice) observe cet amant qui ne veut se laisser aller à s'aimer ou à aimer. « Ton ivresse est si douce qu'elle me grise. Tu souffles doucement. Tu es en vie. J'aimerais passer de ton coté du monde, voir tes songes. Rêves tu d'un amour blanc, fragile, là-bas, si loin ? D'une enfance, d'un palais perdu ? Je sais que je n'y ai pas ma place. Qu'aucun de nous n'y aura sa place.... Je devine ton destin. Tu resteras dans la lumière, on te célèbrera, tu seras riche. Ton nom immense comme une forteresse nous dissimulera de son ombre. »
Et dans ce roman très court, on accompagne l'artiste, ses doutes et son opposition à Leonard de Vinci, son concurrent, ou d'autres artistes de la Renaissance tels que Raphael. On s'y promène à ses cotés dans cette ville où chrétiens et ottomans s'affrontent et se succèdent. On y observe les jeux secrets de la cour, les manigances, les complots...
Superbe roman, écrit avec une plume aussi sensuelle que précise, où les mots bercent le lecteur et le charment d'un bout à l'autre, Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants (magnifique titre emprunté à Kipling) est une ode sensuelle et ensorcelante. Le jeu de mot sera facile, certes, mais pour moi un travail d'orfèvre ciselé à la perfection.
Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants – Mathias Ena rd
Actes Sud, août 2010, 154 pages
06:08 Publié dans *Litterature Française*, Rentrée littéraire 2010 | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : michel ange, constantinople, renaissance, une réussite de la rentrée



